Tu as retourné
Le pierrier.
Du marbre lisse
Du marbre veiné
Les veines lisses et grosses dilatées du cou d’un Atlante
Un diamant brut
Des pierres taillées
Le livre ouvert de Roger Caillois
Les pierres fermées, nucléus, rognons inviolés,
En sort par une faille une feuille de laurier,
Du porphyre,
Du cristal de roche,
Que tu jettes,
Comme du verre opaque roulé par les flots,
Tu attires des chevaux
Pour regarder sous leurs sabots,
Tu cherches les pierres
Imprimées
De ta fève spiralée,
Tu répètes,
« Que voyez-vous, Carter ? »,
Poney avec des œillères
La fonte des neiges
Révèle
Que sous elles
Tout est brun
Dans le tapis
Des feuilles sèches,
Formes décomposées.
Cuir des sandales,
De l’ovale du visage,
Tu soulèves les pierres,
Jusqu’aux sous-sols
De la pyramide,
L’homme mis au jour
Est un mort racorni.
L’oiseau sur le dos,
Engrais
Sous sa feuille maduro
Se disperse lentement
Dans la terre.
Le roi,
Sous respiration artificielle,
Éternité contrôlée,
Dans son cercueil de verre.
Voyage du moineau
Seigle
Et crème qui tourne dans le vent
Le fond de teint du ciel.
Parcouru de traits en bâtonnet
Quatre et la diagonale d’un autre
Comme sur ces murs au salpêtre
Où l’on inscrit le cours des jours,
Les oiseaux aux plumes aile-de-corbeau
Qui flappent chargés de pluie,
Janvier, au crayon gras.
Avril un cardinal
Huppe d’Iroquois
Qui flamboie,
Cerise rouge
Posé sur le masque blanc
De celle qui revêt la tunique kimono,
La lampe qui veille le tabernacle,
Charbon de bois,
Du noir infranchissable à l’incandescent
Du sang, boisseau
Transparent
De la lumière,
Le printemps
Il estait
De ces oiseaux
Avec balancelle
Oiselle
Biberon à eau
Baignoire
Gressin
Et colonnade
De barreaux,
L’oiseau décoratif
Monté
Sur ressort,
Les ailes repliées
Sur le corps,
Gymnaste
Saut en hauteur,
Et descendre
Les degrés
Sempiternels
De l’escalier,
Dans l’espace
De la cage,
Reclus