L’achat à contre-saison,
Un pull de laine
Abandonné à l’étal de l’été,
De Jeeves.
La maille poussiéreuse,
Et cette paire d’espadrilles
Au soufflet de tissu replié.
Les semelles de corde en tête-à-tête,
Reliées par l’élastique.
Pour gaufrer la neige ?
Un court instant,
De volutes Nazca,
Puis les pieds, brique,
La ficelle sinueuse mouillée.
Jeeves,
Dans le flot humain
Des passants,
Des voitures,
Ce taureau
Qui remonte
Le courant de la rivière
Et ses remous,
Paisiblement,
Sans à-coup,
Derrière lui,
L’eau au limon or loess
Se dore,
Son manteau
Sur son dos
Qui ruisselle.
Dans l’alignement,
Mire,
Amour,
Jusqu’au bout
Du cœur,
Retourné
Metz l’église où l’on
Baptise l’enfant des Verlaine.
Rimbaud-Bonnefoy,
L’itinéraire,
La route bornée d’humidité glissante,
Les Vitalie.
Revenir à la garniture de cheminée,
Peut-être entre une pendule,
Une régule,
Les transparences du bocal au pluriel, mère de Paul.
L’Est de novembre
Où les arbres restituent
La douce lumière jaune accumulée,
Comme un radiateur de fonte sa chaleur
Lecture au fil de l’eau vaporisée,
La pluie, de bruine
En pétale mouillé
De chrysanthème,
Une touche ivoire
Du pianoforte
Sur la dalle de granite
Nuit noire
Étoilée
Du poisson pauvre
En arêtes. Celle que tu trouves
A valeur de fève
À Jeeves
Il me semblait os
Jambon débarrassé de
Sa chair, seiche nue
Trognon de pomme
Rongée jusqu’à la garde
Mais les pépins noirs,
En promesse
Cri bref,
Un point c’est tout. Déroulé
Un ison sans fin
Ils prennent leur temps.
Pour percer l’épaisseur de l’océan,
Volètent,
Flocons dolents.
Quand une comète en cheveux
Plonge son fer rougi
Dans le baquet du forgeron,
C’est l’alarme,
L’empressement
Autour de l’étoile
Tombée
Qui laisse un trou
Sur le ciel,
La poignée de sable
Sur son corps chauffé
À blanc
Devenu verre,
Matière opaque,
Et tiède,
Il a neigé
Du sucre cristal
Jusqu’au fond
De la mer.
Sous sa courtine
Que rien ne trouble,
Elle dort,
Astérie.
Les volets
Sont ouverts