ce que vos yeux vairons

Catégorie: Non classé

Écho rose

Jpeg

Dress code

La mariée est en blanc lys
Les mères, en rose froissée
Les invitées du premier cercle, du vert tilleul, au mer écumante, démontée
Ma robe est jolie, faire honneur à mon filleul
Je suis arrivée, Bridget Jones, en Bunny
Faire bonne figure
Cette nuit, Brasse-Brouillon a fait son Magnifique
Méduse métamorphosée en tranche de jambon polyphosphatée, en boule de Malabar mâchouillée, feuille de papier gâchée
Je suis repartie au bras de Jeeves, son élégance lorsqu’il fait froid
Je pense à toi, mère de François, seule devant ta coiffeuse,
La rancoeur bat la chamade,
Les souvenirs heureux grouillent, fines ablettes, juste sous l’argent du miroir, redessinent ta bouche un instant, tu as la banane, tu vois, là, dans la glace.
Tu fus Folcoche, je te tournai le dos, refus devant l’obstacle.
Pas de pistolétade
Les feuilles tombent, l’automne
Que la rancoeur se dépouille de la particule de son préfixe
Hier, Kung-Fu-Panda, le chat-merlan-en-colère qui avait disparu depuis un an a fait son retour
Jeeves l’a nourri
M’a appelée.
J’ai, Calling Elvis, appelé la sacristie
Pour dire merci

Égide

À l’ambon, elle prêcha la bonne parole, bonne mère, amour toujours
Elle pense à elle
Cher François, et sa belle, à vingt milles lieux, la vie est belle
Hors les murs, le silence est d’or, le nuage, ensemencé de sels d’argent,
S’abat.
Ils ne virent rien, ils ne virent qu’eux.
L’amour ne rend pas qu’aveugle, il rend heureux.
La mère, et son serment, sarment abandonné, tentaculaire, pose une ventouse sur ma chaise. Les lumières tamisées ont avalé l’ombre.
Jeeves observe la scène.
Ne pas se retourner
Ne pas faire de scène
Méduse ravale ses yeux, rengaine leur bleu acier
Les sandwiches au concombre, peau vert sombre, vivier de l’amertume
Last night the D.J. saved my life.
Demain, je referme ma valise, je m’éloigne
Elle ne change pas
Fidélité au serment de Koufra
Elle reste le fils de son père

O9/09

Jpeg

Cher petit poème japonais, mercure

Comment en vouloir à l’insondable

Tu croyais faire ton affaire en trois lignes, 17 petits pas
Maman appelle la banane, le fruit du paresseux
Trois pans de peau, quatre si tu es débutant, et voilà le fruit épluché
Tu ne regardes même pas ce qui est dedans
Je dis ce, parce que tu n’y vois que du feu
Jette ta gourme, enguirlande le monde,
Lay a garland
Secoue le dictionnaire des mots oubliés
Chatoyants
Danse avec Jeeves, jusqu’à t’user les pieds,
Ris,
Relis Le Nom de la Rose,
Fais tes tours de piste
Les mollets,
Du bois,
Avec des noeuds dedans,
Le monde, le monde
Tu chausses toujours du 39
Il faut du temps,
De la vie
Pour que les pieds
Se tassent,
Et fassent des pointes

Title

À sa montre
À gousset
Le lapin blanc lit
Il est Royaume
Uni,
Moins
Une.

Cher Jeeves,
Un air des Korgis,
Change (don’t) your heart,
Doux

Ingénuflexion

Noblesse de robe
À smocks, petite fille,
Son homme-lige
A du sparadrap
Au genou
Petit garçon

Jeeves, je crois que j’ai trouvé

Les murs sont de papier !
La maison d’à côté-côté
Ne se remplit pas
D’étagères,
Murs couverts de tableaux,
Ce bruit mat et doux
En saccade,
Qui s’interrompt
Et reprend
Après un temps,
Aux heures de bureau,
Au calme du soir,
Parfois,
N’est pas coup
De marteau,
Je crois que
La dame,
Plus haut
C’est comme si je la voyais
Assise
Dans une lumière douce,
Brins de laine,
Petit couteau,
Devant son métier,
Écriture,
Ligne,
Après ligne,
Tactactactactactac
La phrase tassée
Serrée
Pour le soyeux
Silence,
Est bergère
D’un tapis.

Cher Jeeves,

J’aime Maurice Poême,
Sa femme est Caprine
Son bercement doux,
Marcher à son pas
Qu’est-ce que l’objet
Poésie,
Ces jours-ci
Le jeu du lancer de l’anneau,
Des mots
Empilés
Aux quatre coins
Des tiges de bois
Comme des bagels,
Faire joli, séduisant, l’intelligent
Superposer
Une gemme
Un j’aime
Sur la corde
Piments d’Espelette
Tarabiscotée
Je rêve de toucher
Du toi,
De voir la tache verte
Du persil
Entre tes dents,
L’âme du violon
Qu’on joue
De la main droite
Et du pied gauche
De voir le chat
Sauter entre les cordes
De la guitare ouverte
Sur le monde
De Boris Vian

Logical Song

En ces années arides
Jeeves voudrait élever
L’arbre-rêve-fou
Qui ne boive qu’au sein
De la pluie
Sur le petit
Lopin de terre,
Je tempête
Flore poussiéreuse
Lavande
Laurier-rose
Cactus-cierge
Boule d’herbe
Roulant
Dans la sierra,
Film à l’abandon
D’une ville-fantôme,
Je crois à toutes les sécheresses
Jeeves voit les mondes
En couleurs,
Pétale de magnolia
Flamboyance
Van Eyck
De l’Homme Au Turban
Ainsi qu’un sumac
Au calme
De l’automne,
Bien sûr, avant cela
Rêveuse,
Le début d’Encelade,
À la fin de sa phrase,
Nous planterons
Des jarres
Aux quatre coins
De la maison,
Nous en soulèverons
Les couvercles,
Les jours de nuage,
Tu iras faire
Un petit tour
Dans ton antre,
Don Camillo,
Page ouverte
Du catalogue
Baumaux
Sur un bandit manchot,
Les trois cerises en rang d’oignon rutilantes
Bingo
Quelque chose
Fait tache d’huile
Ginkgo