Du lait sur son jais
Corbeau en queue-de-pie lappe
Dans le bol du chat
Décalcomanie,
Du bon gros Malabar rose qui bave tout le long de l’avant-bras
Tu as pour moi,
Petite balle de ping-pong flottant, eau et participe présent, étang
La densité
D’un boulet
L’insaisissabilité du torrent,
De l’eau lourde.
Tu es wasabi
Je suis racine de raifort
Un poème-en-petit-pâté-lorrain,
Strates de ma géologie
Pâte, feuilletée
Farce
Pâte, feuilletée.
Un moule à manquer,
Fond plat, bord amovible
Le tour est joué
L’allemand dit Form,
Quand nous disons moule.
Trouver ma Form
Sans casser le moule
12 septembre 2014, je donnai ici le premier coup de hache
Bientôt 8 ans, et un tas de copeaux d’articles
8, couché par écrit, le ruban dans les cheveux de Minnie
À 8 ans, on lit le journal de Mickey
8, le tracé plaqué sur le papier d’un parcours de montagnes russes
Dimanche prochain, 11 septembre 2022
Je serai loin, fatiguée, chaussures neuves, et mal aux pieds
La veille, François, mon filleul se sera marié
Je prends 8 jours d’avance pour faire le tour de la question
Pratique, sur un grand huit augmenté d’un tour
On tourne, on rit, Plaisir des sens, on crie, des frelons dans le ventre, on écrit
Mon manège à moi, c’est toi … (y-a-t-il l’italique pour les points de suspension ?)
Et Jeeves
Ce jour-là, tu ne
Soulevas pas la persienne.
Tu la décrochas
Y-eut-il jamais
Dans le long tuilage des jours
Une étincelle de grâce
Aussi violente et blanche
Qu’un éclair,
Un jour de liesse animale
De fin de guerre,
Clochers, la voix éteinte
À force d’avoir sonné
La libération,
Qui dise, amnésie,
Oublie
Les vivants,
Les morts,
Les pendus,
Les noyés,
Les scarifiés,
Les terrifiés
Le bac cancer des os
Le bac tumeur au cerveau
Ceux qui partent,
Je ne me souviens pas.
Je me souviens
De la sacristie vide et silencieuse,
Dieu absent, Don Camillo.
Sauter du train
Ce point qui resta
Énorme et noir
Dans le lointain,
Longtemps,
Le dompteur,
Et toi la bête
Échappée
Du cirque sans soleil.
L’école est finie,
Et Jeeves,
Qui me parle,
Les jours de pluie,
Avec la voix d’ogre
Joyeux
De Roberto Benigni.
Là,
Le miracle
De la sacristie.
Ne te gargarise
Pas de bons sentiments,
Tes mauvais penchants
Dépassent de sous ta bure,
Quelqu’un que je connais
Me tend un flacon,
Vademecum,
La bouche au savon,
Soeur-Anne-qui-râle-et-ce-n’est-pas-de-transverbération,
Un larron qui commerce,
(Scie de Jeeves, ce manque de foi est navrant)
Qui, Don Camillo,
Voudrait aussi sa voix
Onctueuse
Qui lui parle,
Dans la sacristie,
Mais qui ne lui parlant pas,
Fait sa linea,
Fait sa petite cuisine,
Mélange
Le je
Et le tu,
Poème à l’épice
Non pesée,
Feu grégeois
Qui brûle l’eau
Et le bateau
Libera me,
Qui ira,
De caca d’oie,
De vautours chauves,
En onciales
Prises dans les tiges
De la rue
Et de la berce,
Orner sa fresque,
À l’école,
En grande distribution,
Les colles,
Skol !
Tu vides sans trêve
Le fumier des stalles,
Le vomi couché sous un tas de sable,
Les paroles vomies,
Les notes, les notes,
”Qu’on lui coupe la tête, elle n’a pas sa calculette”
Tu tapes,
On se saisit de ta bonne main, et
Que cela fasse mal,
La harangue de ceux
Dont la transe est,
”J’enseigne, ton boulot, c’est ventiler »
Anne-the-ripper,
Rippeur
Vider les poubelles,
Ces tendres immobiles,
Qui puent,
Sans un mot.
Mais le grand air
Ni arbre
Ni oiseau
Ni corbeau,
Rupture conventionnelle avec
Hejnal,
Ne dis rien,
Chemin de la neuvlangue,
Dis que tu as vu un salsifi voler
À travers la cuisine sans croasser
Arbre à came, les forêts ont brûlé,
Le ciel, de quelle couleur,
Les volets sont baissés
Interdiction d’abuser
De la machine à lazurer
Les nuages,
Laisse les gondoles
À Venise
Et l’azur
À Paul Valéry,
Parole de Jeeves
La couleur de l’eau
Quand tu as lavé les sols,
Ton odeur
Quand tu as lavé les sols
Aux aisselles,
Oncle Ho,
Chat figurant
Attitré du poème,
Qui d’un signe
Abrège tes explorations
Monde de sa toison,
Du caractère céladon
De ses yeux,
Jeeves dirait
Hôtesse d’une bla-bla caisse,
Le chat a chaud,
L’eau dans le seau,
D’un lagon
Boueux,
Jeeves coupe la poire en deux,
Je coupe l’eau sous la douche,
Le chat,
L’herbe grillée sous ses pieds
Fait son Evelyne Dheliat
Et son sentencieux
C’est bon pour la planète
Attend d’être brossé,
Un coup d’oeil sur le thermomètre
Dans le sens du poil.
Arts ménagers
Si tu rencontres
Assis au coin d’une rue
Un mur à visage humain.
Tu es sans ressource,
Il n’a pas de main,
Derrière la cloison,
Où sont les viscères utiles,
Lui ne cache rien,
Tu lui parles,
Il fait fronton de son front,
Te renvoie la balle,
Il avale la pièce
Que tu glisses dans sa bocca
Qui tombe,
Passe ton chemin,
C’est une bulle
Et son monde
Pris dans de la brique,
Prière à un dieu et demi
D’occuper le terrain