Deux temps, trois mouvements
Sur le tronc
Lié au poteau d’exécution.
La foudre xylophage
Pyrograve Z
Sa marque,
Fleur de lys.
Le sapin s’affaisse
Sur le tronc
Lié au poteau d’exécution.
La foudre xylophage
Pyrograve Z
Sa marque,
Fleur de lys.
Le sapin s’affaisse
Machine à café.
Sablier. En haut, château
D’eau, en bas, cave à
Caoua
Oignons roses, blancs
Sur la tresse, des doigts d’enfant
Et des mains qui sèchent
Au cœur de l’arbre
Cœur de la conversation
De la moelle aux épines
La forêt aux ravages.
Debout, l’apparence
Dressée.
Les sapins en rang
Armée de terre cuite
Que ne retient
Que la cuirasse de l’écorce
Cousue sèche sur l’aubier
Disparu,
La Forêt Noire
Brune
Par pans,
Pelade du scolyte
Qui déroule ses lés
Kakémono tendu,
De plus en plus,
Entre les cimes
Vertes
Heure désertique air
Brûlant, la menthe, linge
Séché, feue poivrée
Lire, vite, la couleur
De l’écusson à son cou,
Qui est-elle ? Jaune, blanc
Chaque fleur d’origan
Ferlée d’un papillon. Vent !
Sur la goélette
Ici
La radicelle
Le coup de hache dans la montagne,
Aussi fin qu’un cheveu
La route dévie
Le marchand de sable va passer
Vers un Rub al-Khali verdoyant,
Tout au bout,
Loin,
C’est rien du tout
Le caravansérail,
Le torrent,
La maison au coucou
Moteur coupé,
Le Temps se déchausse
Entrer sous la tente
Ouvrir le cercle du moule à manquer
« Wilkommen, bienvenue, welcome
…. Im Kabaret, au cabaret, to cabaret »
Cerise sur le gâteau
L’heure prend de l’avance
Juillet est août,
Les prunes tombent
Moins de peur que de mal
L’herbe, changée en pierre