ce que vos yeux vairons

Catégorie: Non classé

Archéologie

Insondable champ
De colza en fleur. Page blanche.
Rien ne me parle

Point noir adossé
À un nuage,
Un oiseau lit le journal,
Rond, rectangle, carré
Les nouvelles sont les mêmes
Depuis si longtemps
Ici, le détail
D’une pierre détachée d’un mur,
Parfois.
Mais l’oiseau connaît
L’histoire par coeur.

Ci-dorment
À perte de vue,
L’hiver, à nu,
Au printemps, Kitège
Ensevelie sous les vagues
Or du champ
Sous le vent,
Quelques lignes émoussées,
Sciure de cailloux
Une via, une villa, une Rosa, Rome,
Fondation d’un récit
Dont le gardien,
À la tête qui
Ne me dit rien,
S’éloigne sans un cri

 

Objectif Terre

Une orange. Quartier
De haute sécurité.
Tout va bien ici

De l’autre côté
De ce beau cloisonné sont
Nos frères pelés à
Vif

La fêlure
Par le trou de la serrure
Notre failure

Spire, respire

Branche de noisetier
Tortueux, double boucle
Piquée, une biellmann.
Une mèche de cheveux
Autour d’un doigt enroulée.
Ce qu’il en ressort
De ton intense
Réflexion, une anglaise. Puis
Tout rentre dans l’ordre.
Et se lisse

Le temps est has been

Tchouri noirci, os inhospitalier
Le chien à la mâchoire affamée.

Encelade.
D’en haut, Varykino ?
Grumeleux sucre cristal craquant sous ton pas,
Si un soleil réveille tout ce blanc

Une atmensphère.
Un capuchon de verre
Sur une fleur de cerisier,
Ambre d’eau claire
Glacée
Des gens morts
Et non enterrés,
Rien ne manque à leur intégrité
Tu serres une main
Que tu frottes jusqu’à la circulation
Du sang,
Des lèvres bleues,
La rencontre d’une
192 ans,
Illimitée,
Buée de son dit
Le son de sa voix
Prise dans sa poésie,
Le jour, elle fond,
La nuit, tout reprend
Paillettes sous la lune
Ici

« L’Homme qui marche »

Les enlever les
Petites roues. Le vélo
Tout seul tient debout

Il n’est pas regardant (la tête de ton coeur ne lui fait pas peur)

encensodeur de saucisse grillée du jardin s’élève sans un bruit, midi
moteur de moto, ses temps réguliers, laïcité, l’illusion est réglée dans ses moindres battementscrécelle en trompe-l’œil

Patients

Ils ont des têtes de Guillaume et Apollinaire,

Troncs du cognassier, et du mirabellier, constrictor du lierre

J’ai le beau rôle, infirmière sadique, car comment dérouler sans l’arracher, le vert de la gaze, et ses mille petites mains agrippine-agrippées aux écailles de l’écorce ?

On débute sur la pointe des pieds, à la pince à épiler, et l’on achève l’exercice en Jane pendue au trapèze de sa liane, le cri que tu entends n’est pas celui de Tarzan, c’est le tien, tu ahanes.

Les arbres ont le temps, bonhommie d’un vieil animal familier trituré

800 litres de lierre

Séchés, ils se sont tassés.

Les quatre grands sacs au plastique épais, douelle d’un seul tenant pour tonneau désenflé droit comme un I, le lierre s’est éventé, ce vide dans les big bags la part des anges du jardin arrachée, toutes ces couronnes que l’on eût pu exprimer de ces lianes souples, vert et noir des feuilles en forme vague de coeur renversé, à porter en pendentif

Un tabac de feuilles enroulées, touvak pour Pépé, ou ces plumes de mauvais sort qui peuplent les oreillers, sommeil hanté, la joue piquée, duvet de poule qui perce la percale, écale les rêves jusqu’à la matière de l’oeuf, couleur du jaune assombri, les yeux roulent à l’abri, un lait au travail qui coagule.

Chou rouge

Ses méandres à cru, le blanc

Saarschleife, le flash

Cire des côtes, les os, la chair enroulés serrés en paupiette

Ça sent la terre quand elle est rance un peu au matin, humide

Ces plis, pris dans le violet d’une toge de sénateur, la première feuille du chou, une cape, feuille de tabac cubain, les vagues lourdes de fumées sur une mer tranquille, Pépé fume son touvak le dimanche le salon et ses circonvolutions, Il souffle, l’air se gondole d’ébrus qui sentent le cigare, jolis, pense au marbre de Jupiter, la planète

Dans le chou, le carvi tombe

À la cave, les mêmes débris noirs, crottes de souris, sa dernière semence à côté du tas de noix, elle a crevé ? Les noix, le chocolat sont mortels pour elle, je n’ai pas retrouvé son petit corps menu

Mon pouce est violacé, comme celui des enfants qui font du tampon sur des feuilles blanches, que la maitresse accroche sur les murs du couloir, les parois d’une grotte

Vendredi.

Zéro crécelle dans la rue,  les corbeaux habituels.

Ils font l’affaire.

Les servants de messe dorment.

Les rosiers sont desherbés.

Tout le reste est à faire demain

Vendredi Saint, je taille du chou, le temps est incertain, de l’autre côté de la fenêtre

On ne touche pas au jardin

Au premier jour

Après le blog.
Hors ses murs