ce que vos yeux vairons

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Au chant du coq

Que les chats qui errent sous l’orage
Trouvent la planche disjointe d’une grange.
Humains, or des galions qui coulent en compagnie
Des porcelaines,
Pluie des doublons par les sabords,
Les amphores
Bouchées sur le vin,
Vitesse des poissons des profondeurs,
Qui font les comptes sur leurs abaques,
La cargaison du jour dit
Laitance de crème
Solaire
Et coton~tiges,
Comme gressins plantés dans du dip
Tout ce qui leur tombe
Sur la tête
Et qu’ils évitent
Avec des grâces
De danseur,
Fluide
Capoeira
Des abysses

Poissons de la fosse

Surface du laque

Du rien du tout

Bol breton fêlé
Y planter le jetable
Mouchoir en papier
Microscopiquissimus kalanchoe nain

En indivision

Courant continu

Le regard porte loin, en~dedans
Mis à plat, l’horizon.
Ce soir de la tour de guet tu verras un ours,
L’hiver au printemps,
L’œil rivé au rêve dériver dans le jardin
Le grand banc de perce~neige
Où couvent les harfangs
Les pelisses beige~blanc,
Un renard,
Dort
Pointillés noirs
Dans ses bras,
L’hermine,
En croissant
De lune.
La branche de thuya
Ploie sous le poids
D’un point saphir,
Scintillement
Sur leurs fronts
Mêlés
D’une goutte de rosée,
Nocturne clair,
Une luciole
Vient d’allumer

Le temps des cerises

Têtes en l’air

L’ours