🪢
Le ciel bleu outre-mer, l’écument les nuages
Laine neige, les vagues moutonnent, la mer bleu ciel
Le ciel bleu outre-mer, l’écument les nuages
Laine neige, les vagues moutonnent, la mer bleu ciel
Vase souterraine d’où jaillit le nénuphar
Des boues de la bile
Passées par le cœur
Pure eau d’exhaure
Les larmes
Dire buis, songe de la branchette qui plonge
Dans l’eau froide, la nacre de pierre d’une conque,
La paume creuse, doigts jointés,
Ondes qui rident le bénitier.
Mais là, plus-que~buisson à palmettes
En oreilles de souris vertes,
L’arbre,
Buis oublié libre,
En cheveux,
Ombre l’été le jardin,
Loin,
Les voûtes noircies,
Où se consument forêts de cierges ses sœurs,
La pluie qui vernit l’onyx des tombes
A l’intérieur de soi
Ce castor qui fait barrage
De tout bois,
Et ça te gonfle.
Lui tendre une perche,
Une fiole cholagogue,
Une pluie cévenole
Sur l’obturation
Son imbriqué tricot de branchages,
Une incantation,
Tout coule,
Sur le vison
De son pelage.
Il vit de la bonde,
De ton manque d’ongle,
Ton impatience à les ronger,
Que tu échoues
À desceller
Du verbe ~familier~
Botteler tout ensemble
Eux que tu aimes
Ces épis,
Figure du blé
Celle de l’avoine
Gerbées,
Meule,
Aux contours de ruche
Légèreté du tchoum
Sur la plaine
Solidité de la paille,
Ce minuscule roseau
Dont on fait
Grand cas,
Des bateaux
Tout~un~chacun,
De la tuile faîtière,
Aux voûtes
Du souterrain,
Tout se tient