ce que vos yeux vairons

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Lilienthal

Un vitrail vivant
Sur le papier d’un shoji
Ailes, d’une libellule

En veilleuse

Momentanément
La nuit mettre l’esprit à
La porte, hors le corps

Harpe, bois d’épinette

Assis sur un tabouret de mousse, il attend, le vent
L’accordeur
Il bâille, avec une corneille, il a le temps
Le long de l’étang, les bambous et les roseaux, et le bec de l’oiseau
Un tournevis, de l’oreille, au moteur, garagiste à l’ancienne,
Et son cornet acoustique,
Il ausculte, débusque les rossignols

Accorde, des tuyaux, le lin froissé et le coton
Le vent se lève, maestoso

Soleil sur le fil, diabolo

Jpeg

Swan en cheveux

Tirés en épi
Derrière l’oreille, tiaré
De mèches rebelles

Combien de temps

Irai-je tenir
La main de celui qui perd
En son fils, sa vie
Irai-je, seulement

Spritz de rappel

Tu veux rattraper
Le temps perdu, ce que
Tu as perdu, ceux
Bois ton Spritz, la tête sous une serviette

Au bal masqué

L’une, un fleuri, Laura Ashley
L’autre, un Burberry
Une Fontange, une Lavallière
Merveilleux ridicules

Faire comme si

Mets tous les si du
Monde dans une bouteille, plus de
Place pour le bateau

Le front contre la vitre

Un rond de buée
Se forme, fond, rayon d’un phare.
Miroir, bouche des morts.