ce que vos yeux vairons

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Parturient(e)

Délivrançe. Pendu
À la cédille du poème,
Un bout de soi rose

Lame de papier

Déliasser, sinon
Te coupes à la feuille fraiche, page
Sang, perle sur la tranche

Il neige

À quai sous les toits
Les bateaux sont entrés dans
Les maisons. Le froid

En mémoire d’eux, fument
Les cheminées, des évents
De brique. Rouge sur mie

Fréquences herziennes

Prédiction, la neige
Les oiseaux n’écoutent pas
La radio. Ils chantent

En une lettre

Écrire un mot qui
Ne ferait pas plus que le
Tour de la dent d’un
Timbre

Deux oiseaux, en points cardinaux

Branches de l’Ouest, textile
Noir, feuilles d’ombres. Feuilles d’ambre,
Dont le bronze verdit
Soleil en enfance

Ponton, et le soleil

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Sous la gaze

Sécher dans l’herbier,
Le flocon de neige. Trace en
Creux de son cristal

Au fond de la poche

Cinq pétales, au bout
Rosés, doigts, bouton serré,
La fleur s’ouvre, sépale

Deux voies hivernales, par la face Nord

La cicatrice est chéloïde,
Un nez, au milieu de la figure
Je ne sais pas recoudre, jusqu’à l’invisible

Vérifié, jusqu’à la manie,
Le matériel
Il y va de la vie
Les gestes, les évolutions répétées,
Ainsi que le font au sol,
Ceux qui vont sauter,
Chute libre
Tout tourne au vinaigre,
Les filaments coagulent,
Tentacules de méduse,
Le jaune se désolidarise,
Rien ne poche
Tout se répand
Oeuf, au précipice de l’évier