ce que vos yeux vairons

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Tableau de la situation

À la gauche de la dame à l’écureuil et à l’étourneau,
Tout au bout du vague de son regard, et loin de la blancheur,
Le poste de télévision, ses histoires sombres,
Le froid, l’hiver, a-t-il neigé sur la dame,
Un pont s’effondre, l’oiseau sur la branche,
Répond-il à ses frères, répand-il le mauvais augure,
Le portrait se tait, à peine sent-on, tièdes, l’écureuil,
Et le berceau de la main qui le soutient,
Vagues des nouvelles, qui se succèdent en gros rouleaux, et rincent l’écran, la houle
« Une nouvelle loi entrera demain en vigueur… »
La dame tressaille. A-t-on parlé de bonheur, pour une fois

Vasistas

Jpeg

Goutte, coquelicot

Jpeg

Poupées emboîtées

Noir, dans le ventre
De la nuit, dans le ventre
De novembre. Noir

Jupes de bois des
Matrioschkas, vase canope,
Cendres de soleil

Sing-Sing

Le mur. D’un soupir.
Et la musique se barre
Paroles, sans filet

Loi du nombre

Roi-seul de ce qui
L’entoure. Arrive un autre homme.
Agrandir les terres
Qui sera le serf

Calendrier de l’avant

Tous les jours, une, ou deux, ou beaucoup de petites portes, à ouvrir sur le passé, il n’est pas avare
Lire les figurines, écouter une voix.
Tréfonds d’un pavillon, imagine-t-on la stupeur de celui qui recueillit pour la première fois, les premiers grains de la poésie,
« Mary had a little lamb »
Celle que j’entends, lisant, ne résonne qu’en moi.
Nul autre truchement.
Du papier-écran dont je fais un cornet, et la voix paraît
Tessiture, sans début, ni fin
Mais de son timbre, je ne sais rien

Brassard

Est-ce un acteur non
Démaquillé, cernes noirs,
Les yeux endeuillés

Grain de sable

Un corps étranger,
Autour duquel se forme
Une nacre. Amour

Tableau qui tient chaud

Vapeur de cheveux
Orange. Tête de femme, une
Explosion solaire