ce que vos yeux vairons

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Poème pour marche, et contre-marche

Je varie, d’ombrelle, à parapluie,
De gnossienne en gymnopédie
D’abris étanches, aux ciels les plus poreux,
Je suis pendule, mon coeur, ce long balancier
De laiton, dont le poids remonte, peu à peu
Jusqu’à

De loin, de près

Une brume, entre les longues plates-bandes
Des blés, aplats de poussière jaune, uniformes, les épis,
Une bruine rouge et lin, bleuets, et coquelicots, pétéchies

La cage

La toile se fend
Béance du tableau, les
Oiseaux s’en effacent

Poème, et ses envers

Un fruit sec, et son écureuil
Gringolent vers la cime de l’arbre,
Qui est sur le point de croître

Je rêve.

Qu’il en soit ainsi pour moi
Je reviens sur des pas,
Petits cailloux de pain noir,
Pas japonais, on dirait (les enfants parlent ainsi)
Jardin, et la clôture de mon histoire,
Ces instants, qui ne sont pas encore,
Mais la bornent déjà,
Ces arpents secs,
Fertiles, et vierges,
Briques de broc de fondation,
Celles que je suis tour-à-tour-tout-à-la-fois,
L’histoire est plastique, se décompose
Le retour en arrière la régénère,
La redéfinit
Re, re, le préfixe-effraie, oiseau de nuit,
Vais-je marcher exactement
Sur les mêmes pas japonais,
Franchir la membrane mince du récit
Aujourd’hier, et science-fiction,
Bégayer, sans trêve,
Ânonner la même chose,
Point d’interrogation

Le ci-dessus poème, incolore,
Et sa lumière, bue,
Ce qui en émane,
La poussière le ternit,
Un tableau, dont le vernis
Assombri ensevelit les traits
Je voudrais le secouer,
Le retourner, ainsi qu’un matelas
Mettre au jour,
Les ors de sa face Été
Jaune, et ciel. Bleu, et blés,
Un jardin, Majorelle
L’adret, et le rêve

Être douce

Ce que je dis, qui
Finit abruptement en
Falaise de craie

Reflet du soir et des arbres sous la pluie

Jpeg

Cerises

Jpeg

Nuit

À l’obscurité.
Distille, du noir, le coeur,
L’amande. Les essences

Torsion d’une noire, musique

Jpeg

Les eaux, damassées

Rouge/cyan
Le soleil qui au couchant dans la mer
Périclite, brasille