18/11/2024, novembre

Les bombes
Tombent,
Tombes.
Seul le cerf.
Artésienne, de son front,
La forêt de cors,
De la nuit,
Lentement
Perce
L’épaisse suie,
Sur le chemin de crête,
Elle moissonne
De la pointe
D’un bois
Le premier trait
Décoché,
Un rang de blé
D’hiver
Par le soleil
Mis au jour,
Un lustre
D’or battu,
Halo de vapeur
De lumière
Damassée,
Couronne
Sa tête
De rameaux
En feu,
Qu’un craquement
Sur le chemin,
En coup de vent
Aura éteints
Et jetés
Au couvert
D’un buisson.
D’un bond,
L’ombre,
La vision,
Réduite
À ce reste
De trace
De pas
Retenu
Par le froid
Des hauteurs,
Au désert.
Petite mouche débile.
Toute la nuit
D’un mur à l’autre,
A chancelé.
Sur le papier,
Drum,
Son pas,
Frère de celui
Du grésil,
Sur la vitre.
J’ai cru à la neige
Celle levée colossale poudre de grès,
Memnon
Bris de roc pris dans l’ambre de l’asphalte, noire
Immobilité
Caillou sous la chaussure,
Rainure
Un pas, voyage sans destination
Lapidaire, débris de verre,
la mer~gemme
Table des matières
Une mouette
Sur tes talons comprend
Ce que tu dis,
Laisser une trace.
Le bord de mer,
Écritoire de sable mouillé,
Tes pas assemblés,
Que la vague comble,
Puis efface.
Tu as laissé une trace,
Tout comme l’oiseau.
Être, de l’arbre
Le creux,
Où poussent
Les nids,
Vide habité.
La neige entre les lettres.
Le silence radio,
Avant l’éclosion d’un mot.
L’empreinte de bois,
À la bribe sèche
De petit gâteau.