03/11/2024, midi au carillon
Remonter la rue,
Narines en chalut.
L’épice oblitère le timbre~du~bout~du~monde,
Cuillère contre bol,
Tinte partout,
Mêmement,
Une harmonie
Remonter la rue,
Narines en chalut.
L’épice oblitère le timbre~du~bout~du~monde,
Cuillère contre bol,
Tinte partout,
Mêmement,
Une harmonie
Propreté de la bouche,
Brume sur le jardin intérieur.
Selon la recette,
Incorporer les ingrédients
Dans l’ordre.
Le jour
Perfect Days
Son ciel de lit,
Marqueterie
Du théâtre d’ombres,
Gaze
De la paréidolie,
Les nuages sombres
Aux ciseaux
De la nuit,
Minutie,
La brise démantèle l’air
Immobile,
Et dentelles de frondaisons,
Manège
Les feuilles d’arbre
Sont mouvants
Petits chevaux
De bois
Leur réseau aux fins
Vaisseaux
Gonflés
D’encre de suie,
Son visage,
Au blanc épair
Tourné vers les cieux,
Qu’évente
Le mouvement
Du rêve,
S’évapore
Glace ravie
Et moire,
Au premier
Rayon
Du soleil
Carreau bleu
En deux
Puis quatre,
Le duvet
Reprend sa place,
Fchuu, fchuu
Perfect Days
À la grande aiguille,
Laetitia, la joie a sa boussole
Flamme est le soleil
Posé au faîte
Du flambeau,
La petite voiture
Dans l’ombre
De la longue caravane
Au désert
Arrive sur le seuil,
L’instant de l’orée,
Vibre,
Le premier rayon
Inscrit dans la cire
Du microsillon
Les gouttelettes
De la chanson,
L’alouette
Tuile
Le rossignol,
Ronde scellée,
Rosit
L’air brûlé
De la nuit,
Ses mains
À 10h10,
Visage à la feuille
D’or,
Agate
Son coeur
En ponce
Le moindre
Froncement.
Il est en chemin
Perfect Days
Là où il ne peut
Aller,
À genoux, l’ombre
De l’anfractuosité,
L’impossible angle
Sans torsion du corps,
Le bref espace,
Entre le sol,
Et la faïence en surplomb,
Il envoie,
Du bout des doigts,
Son Cyclope,
Rond miroir
Lunaire Rover,
Blancheur,
Pas un grain de poussière,
Gris, le régolithe
Abandonné
Par le talon
D’un escarpin.
Le face~à~main
Passé sur le visage
Des lieux,
Son teint de drap,
Comme la poudre de riz
Au pinceau,
Sur la peau,
Figure
Du comédien,
Jusqu’au grain
De beauté lissé
Mais transparence
De l’incarnation
Perfect Days