La noce, l’ennui
L’intaille, le camée de
Mie bise, boulettes de pain, sises,
Grises, sous la serviette.
L’intaille, le camée de
Mie bise, boulettes de pain, sises,
Grises, sous la serviette.
Dans la rue sans bruit,
Une voiture. Un pli sur
Le lé du silence.
La nuit, un pays,
Je m’adosse à la pierre
Noire de ses bornes.
Les sens agacés,
Attendre l’orage, et voir
Passer les nuages.
Dans le creuset de
Mes paumes, de la cendre et de
L’eau. Berceau d’un verre.
Sur le piémont du
Lit, le soir, ils se disent au
Revoir, corps, esprit.
Bénédiction des
Désunis quand je m’endors.
Réunir la nuit
A l’aurore, être à
Nouveau je quand se lève
Le jour. Infusion.
Poudre d’étoiles et
Mica en salière. Le ciel.
Jonché de lumière.
S’amenuisent les jours
Comme une peau de chagrin et
Là. Sainte Lucie.
Hier la nuit,
La charrette
A grincé
Pour Ernestine.
Prénom précieux.
Une citrine,
Une pierre de lune.
Garde funèbre,
L’ Ankou a hélé.
Roulement de tambour,
Les fenêtres
Calfeutrées
Sur les ténèbres.
Les vivants
Tremblés
Autour de l’âtre.
Elle n’a pas
Cillé
Au moment
De tendre
La main
A la main
Tendue
Et de s’enfoncer
Avec elle
Vers des chemins
Désormais
D’elles seules
Reconnus.
Elles étaient là.
Elles étaient quatre.
Quatre biffins qui glanaient les champs gelés.
Soleil rasant.
La nuit l’étang grondait et bouillonnait.
Les oies étaient là.
Elles étaient prêtes.
Pour le départ.
Nourrir les oiseaux
Qui resteraient.