Halogène
La main lourde de
L’automne qui garde en son poing
Las le point du jour.
La main lourde de
L’automne qui garde en son poing
Las le point du jour.
Abscisses,
Ordonnées,
Carroyage
Des cieux,
Les nuages
Scarifiés
Par le rasoir
D’une aile,
Minces cicatrices
Surjetant
Les voiles bleu
Abysse
Du jour
A la nuit
Cédant.
La nuit s’engouffre
Dans un ciel noir et la toile
Bise des étoiles.
Aller écouter
Véronique,
Jeter un pont
De Strasbourg
A la Colombie Britannique,
Oser
Le premier rang,
Et au vent
Mauvais,
Aux mauvais
Génies,
D’un monde
Terne
Et gris,
Je fredonne
Avec elle
Ses ritournelles,
Tristes
Et belles.
Son Vancouver.
La nuit
Crépite
Du cris
Des oies
Qui s’assemblent
En grand
Banc
Sur l’étang.
Demain,
Elles
Se seront
Envolées
Vers
Un hiver
Qui
N’aura
Pas
Répudié
Son été.
Arche
Immobile,
Granite
Inflexible,
Chair
De pierre
Moins
dure
Que certains
Coeurs
Amers,
Fanal
Veillant
Fidèle,
Quand
S’avancent
Mes ténèbres.
Lumière nacrée
Des nacelles de papier
Voguant silencieuses
Sur le laque sombre
Du ciel de la nuit.
Claires nuits de juin
Qui ont ôté leurs sombres
Sarreaux endeuillés.
Soie noire du ciel au
Soir, pointillé des étoiles,
Nuit en guirlande.
Vassal fidèle de
Mes fantômes, mon tourmenteur
Très particulier.