ce que vos yeux vairons

Catégorie: Oncle Julius

Le cercle

Que serait-elle sans la forêt, sa houle noire, son cilice de sapins qui lacère sa taille, et entame ses chairs, Baden, qui n’est que par l’écrin de ses bois, dont le lustre arrogant et la lumière sont fils de l’humus, ce paillis sombre auquel le jour s’abandonne, Baden, Baden.

La part des anges

Gras, ils se servent les premiers, les freux, les corneilles, le laque luisant de leurs gros becs qui déchiquètent les proies, le tortillon des orvets qui pendent, rouges, comme des mégots, à la pointe de leurs faces, la mitraille des graines de tournesol, et leurs cosses qui s’envolent dans un battement d’ailes, de criaillements enroués, la ripaille, et dans le lointain, tout un petit peuple de biffins qui attend, plumes bises, des moineaux, qui mesurent d’un oeil avide les restes dont ils feront leur banquet.

Tous ces cierges brûlants et gras dans l’église de Kaunas, leurs fumées, vers le jubé.
Des fûts, des troncs de pierre ont poussé leurs frondaisons jusque sous la voûte.
Sur leurs aubiers, un Christ en mandorle, un chemin d’épines, une couronne de roi, aux pieds de ces arbres de marbre, un orant.
Ce qu’il psalmodie tout bas, et que je n’entends pas.

Berger

Moussues, s’appuyant
Au pied du grand arbre, les
Pierres couchées, et leur

Chandelier

Mes chères ombres, vos
Lueurs, quand vous brillez,  je
Me penche sur votre

Jamais

Vous dire. Sortir de
L’ombre, vos ombres, avant qu’elles
Ne s’estompent à

SAS de décompression

Regarder filer

Le train, les bulles, l’été est

Là, débarquement.

Stehend

Un autre s’en va,

Prendre ses os en attelle,

Et se tenir droit.

Atmen

Lourd, le pas du chant
S’enfonçant, lent, dans le creux
Maigre d’une poitrine
.

L’espoir

Il y eut presqu’ en

Été un atlante long et

Maigre pour porter