« Les chants de l’aube »
Le silence qui se
Contient jusqu’ à la fissure,
Longue lave des cris.
Le silence qui se
Contient jusqu’ à la fissure,
Longue lave des cris.
Le silence, les vagues
S’avancent et ratissent un tas
D’hommes ensevelis.
Son sang qui coule le
Long des rafles, vous êtes ses
Grappes oppressées.
Penchée, la colonne
D’un vieil homme, sur son dos, il
Porte son passé.
Les maisons éventrées,
Vidées comme des poissons,
Il n’y a plus de fenêtres,
Juste des bouches
Aux dents éclatées,
Le verre, ses crocs aigus
Où s’accrochent
Les viscères des rideaux,
Et les rires qui grincent, déments,
Venus du fond des gens.
Rosa, ses cheveux,
Des algues à la paix de la
Mer retournées.
Unter den Linden,
Ein Biergarten, Aaron
Und Hans. Da sitzend.
Un homme aux noyaux,
Une pâte criblée, plombs,
Cachot de sa chair.
Mâcher le gras d’un
Mot, Butter, la grâce, ils n’y
Touchaient pas. Mutter.
Papillons, ailes
Déchirées sur le fer d’une
Toile d’araignée.