Dolmetscher
Ils sont venus de
Partout, longs trains d’idiomes, les
Cris, sans traduction.
Ils sont venus de
Partout, longs trains d’idiomes, les
Cris, sans traduction.
L’été, le printemps
En atour autour du camp,
Bolduc transparent.
Tous ces phares, frères à
L’agonie, aiguilles de pierre
Ecorchant les cieux.
Les châlits, comme des
Etagères, encombrement
D’hommes. Trous des yeux. Noirs.
Croire aux miettes, aux grains
De blé, quand tous les dieux vous
Ont abandonnés.
Des tapis, leur lisse
Du blond au noir, tresses de
Fleurs rasées sur pied.
Séchant brûlantes au
Vent, toutes les gueules,
Géhennes, noires et rouges.
Les peaux, tendues sur
De maigres tambours, les os,
Les poitrines creuses.
Un pain amer, bile
D’un blé couché en gerbes au
Pied du Golgotha.