ce que vos yeux vairons

Catégorie: Oncle Julius

Dolmetscher

Ils sont venus de
Partout, longs trains d’idiomes, les
Cris, sans traduction.

La clôture

L’été, le printemps
En atour autour du camp,
Bolduc transparent.

Les cheminées

Tous ces phares, frères à
L’agonie, aiguilles de pierre
Ecorchant les cieux.

Le corral

Les châlits, comme des
Etagères, encombrement
D’hommes. Trous des yeux. Noirs.

Oblaten

Croire aux miettes, aux grains
De blé, quand tous les dieux vous
Ont abandonnés.

Fête-Dieu

Des tapis, leur lisse
Du blond au noir, tresses de
Fleurs rasées sur pied.

Les oriflammes

Séchant brûlantes au
Vent, toutes les gueules,
Géhennes, noires et rouges.

Là bas

Les peaux, tendues sur
De maigres tambours, les os,
Les poitrines creuses.

Les ombres

Un pain amer, bile
D’un blé couché en gerbes au
Pied du Golgotha.