ce que vos yeux vairons

Catégorie: orage

Entre deux eaux

Une urine marine
A-t-il mangé une sirène,
Un poisson de lune

Sandburg

Jpeg

Marcher, il faut rentrer

D’abord, l’hébétude, et son anesthésie, puis térébrante, et lancinante, la petite mélodie de la douleur, son morse de pivert, brève-brève, longue-longue, là, dans le pied.

Rez-de-rêve, encore

Entre la pluie, son
Bruit, et ici, transparence
De la vitre. Mars.

Chandelier

Mes chères ombres, vos
Lueurs, quand vous brillez,  je
Me penche sur votre

Max, la menace

Le ciel, son soudain
Gris acier, un toit de lauzes,
Le poids de l’ardoise.

Haka

Devant lui l’en-but.
Rien n’arrêtera dans sa
Course un Miura.

Décibels

« Tu viens ou tu restes ? » Satan ne pipa mot. Elle versa de l’eau dans sa coupelle.

« Tu gardes la maison ».

Elle prit la direction de l’aéroport. Elle allait boire du bruit. Noyer son ennui.

Derrière la verrière, elle regarda les avions silencieux.

Puis sortit sur la terrasse. On la connaissait. On la laissa faire.

Un cargo en son envol.

Elle était Quasimodo.

Elle avait besoin du fracas de sa cloche.

S’assourdir jusqu’à ne plus rien entendre.

Jusqu’à ne plus rien attendre.

Lorsque ses tympans furent pleins d’un pus de bruit, elle retourna à la voiture.

Et rentra.

Le chat était toujours là.

 

 

 

Sans gravité

Vol en parabole,
Jonas en sa baleine de
Fer, léger comme l’air.

Front à front

« Elle a trahi »

Le fil de la voix de Max qui tranche la surface du silence comme un silex.

« Ecoute moi, Max, écoute moi bien »

Irène parla. Elle parla longtemps. Il fut question d’une trahison. Et d’un serment imprononcé.