Combustion spontanée
Born out
Politique du
Brûlis. Les choses poussent
Sur du consumé
Mais autour, le noir
Il faut le savoir
Macramé, cramé
En finir avec les
Photophores. Dire: burn
Il pleut. Se laver
Born out
Politique du
Brûlis. Les choses poussent
Sur du consumé
Mais autour, le noir
Il faut le savoir
Macramé, cramé
En finir avec les
Photophores. Dire: burn
Il pleut. Se laver
La concession ne durera pas
La bruine est froide, et le vent cisaillant chasse les derniers pêcheurs, mes sharing partners
La couronne de l’étang est vide
Personne, les cabanes, comme autant de gemmes qui la sertissent, ont le ponton relevé
Je suis seule, avec le mauvais temps
Silhouettes vertes, et immobiles, félins à l’affût parmi les touffes de roseaux, les pêcheurs, silencieux, se sont diluées, la pluie
L’étang répond à mon désir, balance à fléau, son plateau penche en ma faveur
Mais la concession ne durera pas
Le temps varie
Dans le fort intérieur, ce qui s’y cèle.
Le silence.
Gratter un moellon, le ciment se descelle.
Laisser passer, le vent.
Entre deux pierres, un peu de terre.
Et celle qui point.
Un point vert.
Un foret.
De l’herbe, et sa semence.
Son menton tremble,
Sa mantille, traversée par
Le vent, un monarque.
La terre but les pères,
Mein Bruder, erschossen wie
Ein Wild. Einsamkeit.
Les sapins noirs, comme des mats. Les serres de leurs racines dans la chair froide des fougères brunies de froid. Le ruisseau gronde la rouille de son eau et sa tourbe sombre, où se regardent les voiles lourds des nuages, gris comme vieillards.
S’assemblent
Sur ses rayons
De soie
Des perles
D’eau,
Monture
Gracile,
Un battement
Du vent
Rompt
La maille
De la parure,
Sur l’herbe,
Les brisures
Des gouttes,
Les écheveaux
De fil,
Une toile
Désordonnée.
Le grand arbre
Pousse son aiguille
De bois jusqu’au ciel,
Son écharde en troue
La peau qui saigne
Sur la terre
Le sang pâle
D’un nuage.
Marée basse, l’estran
Se pave de tesselles de
Nacre et de mica.
L’air lourd imprégné
De l’odeur chauffée des pierres
Au feu de l’orage.