A été
Sous le dais ombreux
Du platane, plomb du soleil
Et chapeau de paille
Sous le dais ombreux
Du platane, plomb du soleil
Et chapeau de paille
Sous le cuir
Usé
Des couvertures
Brasille,
Epaisse,
La lave
Dont
Elle fait
Parfois
Son enfer.
Mon ensorcelée
Kitège,
Ma solitaire
Ennoyée,
Ombre grise,
Laisse le
Errer
Et se prendre
A ton piège,
Gardien
De tes feux
Engloutis.
Se soustraire
A la rumeur,
Atteindre,
Dépouillé,
Sa thébaïde.
Crasse en tatouage,
Flétrissure de la misère,
Ses yeux, sans regard.
Catabatique,
Le vent
S’éreinte,
Rugissant,
Sur le flanc
Impassible
De son théâtre
De granit.
Il cingle
Le rideau
De neige
Qui se lève,
Griffant
Le plateau
Vide,
Et se gonfle,
Monocorde,
En un soliloque
Mugissant.
Acide puissant
Qui corrode
L’anode
De toute raison.
Pas japonais
En cordon
Menant
Aux lichens
Du jardin
Oublié
De l’océan.
Rousseur
Vénitienne
Du renard
S’enroulant
En corolle,
Atour du cou
De la belle
Vénus se mirant
En sa pelisse.
Entrer en carne
Comme déchaux,
Revêtir, en tunique
De Déjanire,
La peau,
La moelle
Incarnat
Des mots.