ce que vos yeux vairons

Catégorie: poésie

Bist du bei mir

Ou l’enchantement.

Et la douceur du silence.

Göttingen, matin.

Peupleraie

Basse continue

Hypnotique, et le doudouk

Si mélancolique.

Oies sauvages

Elles se rassemblent.

Le glas a sonné, l’été

Se fond à l’automne.

Accordé

Vibration très douce,

Résonance de la corde,

Grâce de l’instant.

Médianoche

Sous l’arbre assis,

Flacon de Château-Chalon,

Ombre de la nuit.

Naufrage

Page, marécage où se sabordent, crochetés par la cédille de leur ancre, les mauvais vaisseaux de mots.

Sulfure

Un iris ouvert,

Posé haut sur l’étagère,

Scrute, Cyclope, le plafond.

Hortensias

Ecume

Ardoise

Qui vient

Lécher

Les pieds

De granit

De l’austère

Longère.

Hivernage

Voile

De mariée

Posé

Sur le front

Des amandiers.

Bonnet

De béguine,

Capuchon

Noués

Sous le menton

Du chèvrefeuille

Et des framboisiers.

Novembre

Drape

De blanc

Jardins

Et vergers.

Fortune de mer

Sur le manteau

De la cheminée

Une brigantine

Embouteillée,

Et le bestiaire,

Eponges,

Etoiles de mer,

Offrandes de mains

Enfantines,

Posées

En récif

Autour

De l’esquif

En carafe.