ce que vos yeux vairons

Catégorie: poésie

5 à 7

Compter jusqu’à cinq

Dépasser peut-être sept

Carcan très étroit

Novembre, La Baule

Front de mer désert.

Estivants retirés dans les terres.

Un cavalier, solitaire.

Le grondement des vagues retrouvé,

Et la baie débarrassée.

Nue et claire.

Brasse-brouillon

Coup

De soc

Du crayon

Qui laboure

De noir

Les flancs

Restés

Blancs

De la feuille

De brouillon

Le velours

Bleu-nuit

Du ciel

Eteint

Les derniers

Rayons

De soleil

Rituel

Au crépuscule

Une gnossienne,

Cohen

En préambule

Fireworks

Flamboiement

Des sous-bois

Embrasement

Des ramures

Qui se consument

Email émeraude

Glaçure

De la pluie

Sur le brin

D’herbe

Sous-bois

L’engoulevent

Fend

De la nuit

Le silence

De son cri

Magentarbre

Ocelles violine

Des prunes

Voilées de pruine

Litchi

Ramboutan rasé de près