ce que vos yeux vairons

Catégorie: printemps

Fresque

Les fleurs sont fraîches,
Les temps sont anciens,
Les couleurs, éclatantes,
Sous le noir et blanc
Où trouver ailleurs,
Les oeillets posés
Dans la vapeur verte
Des branches
D’asparagus,
Les lances
Des glaïeuls,
Debout
Dans de hauts vases
Transparents,
Dont ne se laissent
Voir, que les ombres
Du verre,
Et de sa taille,
Hormis sur
Ces portraits,
Mariées,
Parmi les bouquets

Ère néocitrique, an 2

Le voyage en GS

Der Meister. Weg

On t’a dit, soulève
Le capot, tu vas trouver
Le Mastervac. Witz

Les mains dans les poches

It’s a long way to Tipperary

Libre, comme Job. Et maintenant. Veuillez vous essuyer les pieds avant de monter sur mon modeste tas de fumier. Soyez sans crainte. A tous les étages, eau, chauffage, électricité.

Sur les toits d’Apamée

Les tourterelles, cerfs-
Volants, sans autre fil que
Le ciel et le vent

« Bands of brothers »

D’une rive à l’autre

De la mer, les arches de

Fer d’un pont, nos pères.

Décembre

S’amenuisent les jours

Comme une peau de chagrin et

Là. Sainte Lucie.

Saint Nazaire

Une gymnopédie,
Qui va de son amble lent,
Au long las d’un pont.

Le pont, tablier
Posé sous les pas lents et
Doux d’un promeneur.

La lune, accrochée
A un hauban de fortune,
Cierge sur les brumes.

Dormition

La longue apnée

De l’hiver,

Qui me prive

De lumière,

Comme un plongeur

Se soustrait à l’air,

Je guette, avide,

Les rives du printemps

Qui hâte ses levées

Du matin

Comme un facteur

Pressé.

Les fins de nuit

Se troublent enfin

Du lait

D’un petit jour

Crayeux.

La lutte prend

Fin.

 

Unsere Frau Holle

Les mimosas en

Grains d’or qui poudroient sur nos

Têtes blondissantes.