ce que vos yeux vairons

Catégorie: printemps

Un mai de choix

Morsure de l’hiver,

Brûlure de l’été, il  faut

Choisir ses blessures.

Faim de l’été

Le jour se lève, sa

Peau de chagrin ulcère le bleu

Du ciel, la neige fond.

Fleur d’amandier

Point de fractale pour

Ses pétales. De flocon, ils

N’en ont que le nom.

Sirop

Entre les flocons,

Le printemps se faufile quand

Tousse le vieil hiver.

Garçon !

A la petite

Terrasse, j’ai commandé le

Printemps, un café.

Ut mineur

Quand point

Le printemps,

Les trilles

De l’oiseau

S’accordent

Timidement

A l’ison

Guttural

Qui enfle

La gorge

Déployée

Du vent.

Nécessité de l’hiver

Le froid qui sidère, stupéfie, ensevelit les couleurs, éteint les bruits.

Et annonce la grande attente.

Et quand les blancs gris d’un ciel bas cèdent comme glace qui craque au premier bleu ciel d’un aube naissante,

La douceur de l’air, le vert tendre du printemps ouvrent leur ombrelle,

Et retiennent leur souffle quand point à l’horizon l’annonciation, en mille battements d’aile, de la belle saison.

Le temps des cerises

Aux oreilles

Des petites

Filles,

Il suspend,

En balanciers

Délicats,

L’incarnat

De ses cédilles.