Un mai de choix
Morsure de l’hiver,
Brûlure de l’été, il faut
Choisir ses blessures.
Morsure de l’hiver,
Brûlure de l’été, il faut
Choisir ses blessures.
Le jour se lève, sa
Peau de chagrin ulcère le bleu
Du ciel, la neige fond.
Point de fractale pour
Ses pétales. De flocon, ils
N’en ont que le nom.
Entre les flocons,
Le printemps se faufile quand
Tousse le vieil hiver.
A la petite
Terrasse, j’ai commandé le
Printemps, un café.
Quand point
Le printemps,
Les trilles
De l’oiseau
S’accordent
Timidement
A l’ison
Guttural
Qui enfle
La gorge
Déployée
Du vent.
Le froid qui sidère, stupéfie, ensevelit les couleurs, éteint les bruits.
Et annonce la grande attente.
Et quand les blancs gris d’un ciel bas cèdent comme glace qui craque au premier bleu ciel d’un aube naissante,
La douceur de l’air, le vert tendre du printemps ouvrent leur ombrelle,
Et retiennent leur souffle quand point à l’horizon l’annonciation, en mille battements d’aile, de la belle saison.
Aux oreilles
Des petites
Filles,
Il suspend,
En balanciers
Délicats,
L’incarnat
De ses cédilles.