ce que vos yeux vairons

Catégorie: Ravel, boléro

Khoomi

Tout oublier, tractus vocal lisse, équarri, une peau que l’on ponce, jusqu’à la rendre vierge, antérieure à toute leçon, mords la pulpe de tes joues, efface jusqu’aux traces du palimpseste, par l’interstice de la bouche, laisse entrer le vent, l’eau, ton krill, et le ciel tout entier, bleu tengri

Les noces

Les rires entrechoqués, les dents qui s’écrasaient sur le bord des verres, les transpirations que ne contenaient plus qu’avec effort les parfums violents et gras des hommes et des femmes empoignés pour la danse, les soies dessous les bras qui se tachaient au fur et à mesure des pas, Hedda assourdie regardait le tournoiement.
La musique, forte comme un alcool, et les danseurs échevelés. Elle se cramponna à sa cigarette, à ses fumées lentes. Buée de cendres. La longue nappe but le sang de ses pieds. Ses hautes chaussures gisaient sous la table, abandonnées.

Le derviche tourneur

De l’épaule jusque
Aux mains orantes, la corolle
De sa jupe en fleur.