Rosarot
Ronces barbelées
Les fleurs d’aubépine sont roses
Leur sang a séché
Ronces barbelées
Les fleurs d’aubépine sont roses
Leur sang a séché
Les stelles. Rouelle de
La peinture. Dans mon coeur, elles
Sont cristal de roche
Le buis se meurt de
Peste, ainsi que ces roses
Anciennes. Déploration
Was du warst, ein Stück,
Och, Gott, wo knien, Rosa
War Dein Meisterwerk
Le laisser filer
Haut, petit scion adossé
Au buisson, rosa
Je souffle.
La surface de la photeau se trouble.
La photo.
Rosa se ride.
Je souffle, elle grandit, je souffle.
Il ne reste plus de peau sur l’os.
Un lambeau rose, presque.
Il pend comme un vieux rideau, fenêtre d’une orbite, la vitre a volé en éclat.
Tempête dans un verre d’eau.
Ne plus souffler.
Juste une buée tiède, de bouche à joue.
Le sortilège, le haut d’une pommette, qui rougit.
Rosa, pomme d’api.
Le temps, retourné, ruban de Möbius,
La paix, sur le petit papier noir et gris.
La photo est une photo comme il y en a tant, petit portrait en pied, Rosa, un pied sur l’autre, qui fait la cigogne, papier dentelé, il manque quelques dents, au sourire de Rosa aussi, comme à ces vieux peignes de corne du passé, un visage, et son hésitation, sérieux, et joyeux, mêmement, Rosa pose, et puis oublie, le passé a quatre, cinq ans, peut-être, je ne sais pas, au dos, la date au crayon.
À demi effacée.
Je lisse du doigt le ruban qui ceint sa tête, ailes froissées d’un petit papillon de soie.
Un soir, le ciel, sang
Aux joues, dragée des pétales
D’une pivoine crème, rouge
À peine, en filet,
Contour de son calice au
Pinceau, un obi.
Légère, mesure t-on le poids infinitésimal du souvenir, et transparente, comme du verre, la mémoire, des couleurs sans chair, les gens, de maintenant au noir et blanc, des gens de papier aplati, que je touche, comme je ne les ai jamais touchés, une forcenée.