Oignon de tulipe
Monnaie qui n’a plus
Cours, billet d’un corme, liard rouge,
Pivoines, dans la poche
Monnaie qui n’a plus
Cours, billet d’un corme, liard rouge,
Pivoines, dans la poche
Buisson, qu’agite
Le vent, trembleuse humide
De sang. Réalgar
Ce que je vis
Ce que je lus, mouvant, obéissant aux mêmes lois que ces essaims d’étourneaux, qui se brisent, et se recomposent, différents
Remontant des ténèbres du papier, la poésie en cordée
Rangée de bulles, chapelet de perles, vertical, immobile,
À l’orient changeant
Constellations d’oeufs de poisson gris, agrégés en grappe le long d’une herbe
Groseilles rosées et translucides comme la porcelaine en grain de riz de la chair d’une joue
Sombre.
Le ciel s’alourdit,
Ainsi que ces grains de buis, noirs, pupilles de bois dilatées, qui roulent sans trêve entre les doigts des orants
Cerises rouges, blondes, noires, brûlées, grains de café
Je me brûle au poème, à son sable chaud, quelqu’un remue le poêlon à torréfier
Je n’avais pas vu écrits là, le tisonnier et son brandon
Ouette, à l’oeil plus grand
Que le ventre, sur l’eau grise,
Cerise du regard
Vous lire
Que lire, désormais
Fumerolles des charbonniers
Trace du loup en lynx
Cuir bourgogne des
Feuilles, vélin de l’automne, script,
Tanins et nervures
La cueillir ? Dès lors
Mes pas autour de l’étang
Seraient d’humeur grise
Noir clair parfois en
Moi ce soufflet essaimant
Un buisson d’akènes