Bouche
Fontaine d’automne,
Y croît, puis coulent, les feuilles
De l’érable rouge
Fontaine d’automne,
Y croît, puis coulent, les feuilles
De l’érable rouge
Ajouter de la
Pulpe aux joues hâves, qu’elles
Rosissent, grenadines
Coquelicot, rose
Dans un champ, un épi de
Blé froisse sa soie
La pulpe d’une cerise
Nuit
Nos joues d’enfants, éclairées comme lanternes, du dedans, opalines, par l’ampoule de ces petites lampes-de-poche-crayon, dont nous gobions le lampion
Pêche de vigne
Robe de la Vierge, d’un grenat que dilue le soleil par la trémie du vitrail, et sur les dalles de la cathédrale, un tapis mouvant de fleurs, rose et or, dont je n’ose piétiner la lisse, arlequin de verre, fragile, un nuage l’efface
Du plus sombre, du plus sourd, au plus clair, jusqu’à la transparence de la chair
Rouge
Le torrent, rougi
À la fluorescéine
Du soleil couchant
Une brume, entre les longues plates-bandes
Des blés, aplats de poussière jaune, uniformes, les épis,
Une bruine rouge et lin, bleuets, et coquelicots, pétéchies
Rouge/cyan
Le soleil qui au couchant dans la mer
Périclite, brasille
Un dos-d’âne, le chat,
Pont japonais qui s’étire,
Ses griffes, rubis
Je reviens du cerisier, poste de police,
L’été, je n’ai pas de poche, alors, dans le dos,
Poings fermés, doigts encrés, violettes volutes
Digitales, j’en suce le sucre, et le jus coule,
Des ombres maori me tatouent le menton,
Mon forfait s’affiche. Couleur ronéotypie
J’ai six ans. Un souvenir lointain, et précis
Mêmement, le temps n’a rien usé, au bout de
L’index, un interstice, entre l’ongle et la peau,
Un filet de vernis séché, indélébile
Je délimite un
Carré mercurochromé
Malevitch rouge