È pericoloso sporgersi
Le loin, le très loin,
Le bout du monde, et derrière,
La porte du fond.
Le loin, le très loin,
Le bout du monde, et derrière,
La porte du fond.
Je remonte le
Carrelet, les poissons sont
Là à attendre.
Bure marron et
Coton molleton, d’un moine
L’isoloir, d’un homme
Le confessionnal,
Cloître d’étoffe d’où s’élèvent
Mots dits et prières.
Les ailes, la tête. Raides.
Minerve de glace. Décolle
Le givre. Take off.
A vivre tête en l’air, on devient aveugle aux gens, aux choses, se cogner aux réverbères, vouloir d’une gare dans les nuages, devenir son garde-barrière, des oiseaux en rails éphémères, badauds au comptoir du ciel qui regardent glisser silencieux les cargos quand les feux passent au jaune soleil.