ce que vos yeux vairons

Catégorie: Taïga

Vers l’Altaï

Matin, buée de
Cigarette, l’étang fume, sa
Politesse, tournent

Dans ma tête pâte
De verre, ronds de fumée, lire,
L’ailleurs, et ses steppes

Autour de l’étang, segment 17

Les ronces et le froid,
Le mode mineur de l’hiver
Qui cède le pas,

Le vent dans les branches,
Une autre couleur, une anche,
Et son ode. Bonheur.

Plateau pléistocène

J’entre. Le décor.
Étrange. Je me suis trompé
De porte. Où est l’homme.

Les herbes couchées

Je vois des traces de

Pas, il vient quelqu’un autour

De mon point de mots.

« Voyage au centre de la terre »

Le travail de ses

Ferments, levain du feu et

Jeux d’eau d’un geyser.

Ostraca

Au fond de mes poches,
Des confetti de pierre, de
Petits cailloux blancs.

Fistulina hepatica

L’arbre. Un roi et
Son fou moqueur qui tire la
Langue au promeneur.

Écartelé

Chevaux ahanant.

Un corps se rompt, dispersé.

Une rose des vents

Trappeur

La cabane au fond
De moi, je ne la bâtis
Pas, elle seule s’écrit.

Fausto Coppi

Elle scandait, la vieille
Russe, « Photocopie », comme on
Harangue un cycliste.