Chemin de Halage
Odyssée douce d’une
Voix de cire, bourdonnement
D’un néon, sans âge
Odyssée douce d’une
Voix de cire, bourdonnement
D’un néon, sans âge
Une poignée de sable, j’écarte les doigts, chutes du Niagara.
Feuilletage des
Tourbillons, des rouages. Et
Le temps, dans tout ça.
Qui traîne la patte,
Boiteuse à ne s’ouvrir
Que sur des factures,
Je tends ma main
Dans sa gueule ouverte,
Comme un dompteur
Cherche l’aventure,
Le coeur battu.
Nulle autre littérature
Que celle du bazar du coin
Vantant sa menuiserie
Et les clous de ma croix.
La lettre ne viendra pas.
Le sable de ma vie,
Inexorable, file grain
A grain de son rocher
Friable à sa gravière.
A l’heure où je peine
A le contenir, il s’insinue
Entre mes doigts serrés.
Je sais le temps passé
A la peau rêche qu’il y
A laissé, ponce impitoyable.
Peau douce de la jeunesse.
Parchemin de la vieillesse,
Je prie que le temps s’abolisse.