06/07/2024, LSLNCDLMR
Les vagues sans un mot
Les vagues sans un mot
Le ciel jette un oeil,
Vasistas, blau, und grau, blonde
On blonde, lacht Murnau

Von Ebrennac, on dirait presque, presque un nom breton, le Périgord Noir, qui parlerait, avec l’accent de Romy Schneider.
Berlin Köpenick, je mange un Strammer Max.
Rosalie parle, elle dit Cééssar, Taafit.
Moi, je parle son accent, j’en connais le vocabulaire.
Ma terre étrangère.
Forêts de Thuringe.
Vos verts. Les sombres, les clairs.
Da wachst ein Bruder.
Du clocher sourd glas,
Tocsin, sa mélopée pour
Les morts, ses défunts.
Hans et Peter et
Rosa. Leurs voix d’outre-rien.
Le noir. Les forêts.
Qui recèlent
Encore
Les argiles
Lourdes
Des champs?
Des os
Brûlants
A
Leurs blés
Mêlés.
Sans autre fard que
La poudre bleu nuit du soir,
Lettrines de l’automne.
Les brumes
Bruissent
D’un silence
Mélancolique.