24/08/2024, nid

Mer de bois ciré
Aux profondeurs miel
De châtaignier
De lame de sapin
Noeuds,
En ondes répétées
Crantent le parquet
Au fer à friser
L’arôme
Est de ruche chaude,
De sol
Après l’ondée,
Verre bullé
À la bergamote
Tout ce qui y repose
S’y reflète
Une chaise à huit pattes,
La lampe,
Et son étoile jumelle,
Comme ces figures
De cartes à jouer
Scindées
Chaque endroit
Valet dame roi
A son narcisse
À ses pieds.
Dans quelque temps,
Blanc d’Espagne
De la poussière
Elle est cette paisible
Montagne de glace
Posée sur les eaux,
La chanson
Aux paroles très étrangères,
Sa quille,
Plongées racines
Vers les profondeurs,
La musique me suffit
Des années durant fredonné
Son motif,
Inintelligibles points de dentellière
Les fuseaux volent à la vitesse
D’un ban d’étourneaux
Qui se brise sans raison
En un éclair
Et un jour.
La mer soulève
Son jupon
Comme le servant,
Le couvercle de son encensoir
De l’air diffus
Monté du socle
Odorant,
Ces brisures de perles
Qui fument
Libèrent les paroles,
Leur solution
Petites bulles prises
Dans le granité,
La musique
Me parle,
Deux fois
Plus fort,
L’envers
Vers l’autre
Dimension
De noyer ciré
Vaisselier, le ciel de nuit
Porte~lune, l’heure bleue
Plume
Dans le coeur~encrier
Le fleuve~Amour~Jeeves
Pour C.
Adelheid petite,
Vêtements de ville,
Loin de son alpage.
Ainsi la fougère
Derrière la vitre,
Bain de soleil,
Et coup au cœur,
Heimweh,
Périclite.
Dans le pré
Ployées les hautes tiges
Des ombelles,
La juste tonnelle
Des carottes sauvages,
Pour l’ombre,
Cette fleur de farine,
De la lumière au tamis.
Patience dans l’azur
Vienne le jour d’orage,
Sa pluie drue
Pour détacher la plante
De sa sellette,
La mettre au pis d’un nuage
Rosissent ses joues hâves
À nouveau
Chaque être,
À son intime place