10/08/2024, au pied du mur

L’été
Elle est tunique de Déjanire,
Et tison,
La toison,
Noire soeur
Du petit chat
Errant à pas de loup
Sur le froid,
Le Champ du Feu
Est champ de neige,
Décembre est cendre
De la présente
Saison
Perle et or
Le nuage de visages
Coffre aux trésors
C’est sous l’écume
Déchirée d’un petit oculus,
Les mouvements de la cuisson
L’obturent sans trêve,
Que tout se passe
Il faut,
Comme un pêcheur
Assis sur son pliant ouvert sur la glace
Entretenir le trou,
L’espace taillé dans l’immensité blanche,
Et conjonction de coordination
Avec le poisson,
Qui remonte vers le minuscule rond
De ciel,
Pour la conversation.
Par l’ébullition,
La réduction du verger,
Comme une caravelle
Qui entre,
Mâts couchés
Par le goulot,
Dans la nef de verre
Du flacon.
Les coings
Après les premiers froids
De l’automne
Sont gelée
La mouche noire
Se met au vert
Dans le brin
De vitre
Où le reflet du pré
Pris entre deux lattes
Du store vénitien
Repeint,
Le temps de le dire,
L’espace mince,
Et la taille de celle qui le parcourt
D’un manteau bref,
Un rêve de Fortuny,
Qu’un nuage retire,
Comme par magie,
La rendant à
Son corps sombre,
Pharaon
De Nubie