ce que vos yeux vairons

05/08/2024, écailles

05/08/2024, la constance

Feuilles,
L’amaryllis,
Et l’arbre à coings.
Les grains de pollen
Ont nourri le vent
Rehaut d’or sur les mésanges
Poussiéreuses,
Les lourdes fleurs,
En esprit,
Les bulbes ont trois fois
Enfanté
Et se sont tus,
Les fruits,
De rêve entre les ailes
Frileuses
De l’abeille au foyer,
Le printemps,
Maigre,
Et la ruche tiède,
Familistère,
Au ventre creux,
La petite endormie.
La Nature s’est mise
Au vert,
Le dos droit,
Rien ne ploie,
Branches gibbeuses,
Tiges arquées,
Les vases,
Les paniers,
Légers,
Le verre brille par leur absence,
Le tressage de l’osier saute aux yeux,
Vacance de la récolte,
Cette année.
Ce qui ne varie,
Ne souffre du gros temps
Et grandit,
L’eau a sa source
Intérieure,
Cœur à la noria
Où je m’abreuve,
Amour,
Jeeves

03/08/2024, L’Homme de Vitruve

Pour Jeeves
En moi,
Un cercle de saule moins rond,
Libre mise en rose
Des douelles
Qui fuient,
Gauchi aux angles
Chantournés
En forme de cœur,
De quoi y tenir
Droit
Les bras à plat
Étendoir à oiseaux,
Un endroit pour la caisse à outils
Si le cerceau se rembrunit
Et tente de reprendre
Sa forme initiale
Un levier,
Pour soulever des tôles
Un animal est prisonnier
Dans la nuit de la cave,
Ô Jeeves,
La prodigalité,
Rien n’est jamais de trop
Amour

02/08/2023, chaussures de marche

01/08/2024, récif

Un haut-fond affleurant,
Ce roulement intrus
Chien dans le jeu de quilles
Du silence.
L’onde remonte la rue
À la volée un volet clos
Ouvre un oeil
Et un visage se penche
Un claquement sec d’éventail
La fenêtre tremble
Les embrasses lachées
Retombent les tentures
Le velours ensevelit le visage
Étouffe les bruits d’orage
De son étoupe
Baillon de la chaleur
Rien ne bouge,
Sauf le plissé soleil
De l’air liquéfié
Qui gondole
Le paysage

01/08/2024, en boucle

01/08/2024, cochlée

31/07/2024, peau d’âne

31/07/2024, talon d’Achille

30/07/2024, pouce~pied