ce que vos yeux vairons

07/07/2024, sous le vent

Mâche,
Féroce,
Fées rosses herbes
Qui poussent crissantes déjà sèches
Jusqu’au sang,
Emporte une parcelle de l’intérieur de la joue,
Percent la langue effilées
Comme ces couteaux et dagues par les corps
Des âmes épinglées,
Bois-le-Duc,
Jusqu’à la dissipation
De l’amertume,
Poussière de laurier
Et sauge velue.

De l’herbe à chat,
De la parentèle
De la senteur du poivron coupé
De la feuille découpée
Froissée entre les doigts
Du chrysanthème
De celle encore attachée
Charnue au fruit tiède
De la tomate

Le jardin de la paix
Qui sent le linge au vent lavé
Quartier des savonniers,
Alep,
Leurs tendres pierres taillées
En tours élevées
Qui sèchent
Zébrées,
Tilleul ivoire
Les ebrus,
Vagues des nuages
À l’ombre projetée
Qui oscillent
Cendre de vert,
Et argent,
Comme les feuilles
De l’olivier

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Une nappe blanche
Carrelée de frais, plis empesés
Une chandelle piquée dans le Myriel
Un plat de Val Fleuri,
Un filet de buée
Au Prado
Dans la salle au naos,
Palais des glaces,
Baume appliqué
Par le mire,
Dis seulement une parole
Et le très-bas sec
Poignée de paille torse
Lentement gibbeuse se redresse
Rose
De Jéricho