ce que vos yeux vairons

31/05/2024, « Lost in the supermarket »

Un caillou qui semble avoir pris feu,
Tout de croûte calciné,
Tu passes le long d’une météorite,
L’invisibilité
Une géode rogercailloise
Un bloc serré sur son poing,
Dense,
Un haillon est son glacis,
Ne pas faire envie,
De prendre le Krach,
La citadelle,
Qui couve son œuf.
Cœur de grains noirs,
Poivre sous la surface
Parois de la géode sari safrané,
Papaye à l’écart
Perd de son eau
Exo/tique,

La contresaison

30/05/2024, byssus est son marque-page

30/05/2024

Ici
Est l’endroit
Où je me suis agenouillée
Devant moi-même.
Des fourmis dans les jambes

Aujourd’hui Jeeves grandit
Petit à petit
Il rejoint l’enfant
En lui,
La limpidité

29/05/2024, la nuit tous les chats sont gris

29/05/2024, dans la cabine d’essayage

Excepté les chats libres,
Fourrure déperlante,
L’espace d’une planche leur est abri,
La pluie nous pousse vers l’intérieur,
Les travaux de poussière.
Ni clef, ni barreaux,
Tout est sec, mais les fleurs fraîches sont au dehors.
Il ne tient qu’à nous de ne pas renoncer
À la mue
Pas à pas
Se glisser sous la peau,
Jusqu’à sa langue qui ne s’assigne,
De cette bête
De chat

28/05/2024, Nemo au miroir

28/05/2024, serres ouvertes

Ces jours de désert brûlant contre la plante
Les pieds des Aimés l’oya lentement sèche
Mais ne se fendille
L’écho de l’eau fraîche, de l’Amour qui ricoche
Le mot galet contre les parois de l’aven
Irrigue
S’il ne reste rien
Pierre en bouche ébréchée
Filet de salive au sang
Donne
Presse-le comme un agrume,
Ton or
Tombe en poussière
La serrure ouvragée
Du coffre-fort

27/05/2024, poisson et le monde d’en-haut

27/05/2024,  masque, Jean-qui-pleure

Les feuilles mortes, Aki Kaurismäki