Les feuilles mortes, Aki Kaurismäki

Tu viens au jour et meurs, poisson des profondeurs
Ton chaleil d’une douce lumière éclaire tes dents
Ton menton
Tes yeux sous lesquels disparaît ta tête
Argentée
Iris de nacre
Orient incomparable de tes prunelles.
Mais catalogue,
Mischung,
Miscellanées,
Mis bout à bout,
Les éléments de la Beauté,
Comme rapetassée
N’inspirent rien,
Un mot en forme de pierre,
L’esse d’un crochet
En ton unique palais.
Tu es une sirène singulière,
Et ne le sais
Auf den Spuren der Zimtsterne
Celui jovial de la boîte de camembert
Moine à l’acide ascétique
Le silence
Complexité des altérations qui nuancent son propos
La modulation du chant, haut-fond dans le calme du soir, à fleur de la surface déserte, transparaît, le rossignol, au secret, marqueterie du buisson où il se fond, et cette fleur percée d’une épine est sur le monde son hagioscope, la chantepleure d’où gouttent, brodés, l’entrelacs, le choix du colori
À la bouche du bébé souriant, cette petite dent où perle une bulle, la châsse de verre filé, fermée sur le bourgeon d’un mot, qui crève, s’envole le ballon, dans son enveloppe, qui achoppe et trébuche, le balbutiement. Facétieux petit bouddha potelé, souriant