ce que vos yeux vairons

17/05/2024, la mangrove

Il lui pousse une jupe d’herbes verte brusque
Puisque la pluie n’a de cesse sur le cognassier
Ésmeralda, il retrousse sur la corde
La boue de ses sandales, une coudée de gros grain,
Le lien du tablier, avant de franchir
Le pré, la trace du gué, feuilles de plantain
Cinglées, le corps tapis sous le vent et sa houle

17/05/2024, l’orage sur les blés

16/05/2024, neige au nid

16/05/2024, jeune éléphant

15/05/2024, l’écoulement

16/05/2024, après la cuisson du riz

L’organisation du courant d’air répond
À des règles précises.
Relier les contraires,
Le fenestron du haut
Et la baie du bas,
Es zieht,
La porte palière claque vaudevillement
Il circule jusqu’aux combles
Un air de déjà vu.
Le jasmin froid
Ne trouve plus grâce,
Le repas est passé,
La vertu mue.
Les -issimae converties
La neige fond,
Cendrillon est de boue,
Minuit venu

15/05/2024, renard dans la lune

15/05/2024, transparence

Sous le calque le plus fin
Kitège, le dessin
Contours au brouillard,
Acérés,
Si l’on appuie plus fort,
Faire revenir des lointains
Le papier,
L’empreinte du suaire,
Ce qui se pose comme une seconde peau
Sur une imperfection,
Tunique de Déjanire,
Met en mandorle
L’éphémère de la ronde-bosse
Du grain de poussière,
Son refuge,
Sous le nœud du tapis

15/05/2024, voile pudique

14/05/2024, du givre à la grive

Leise rieselt der Schnee,
Le torrent a le cœur gros
Des pluies,
Des neiges de printemps
L’oubli,
Fonte de l’espèce
Du rare flocon,
Mais le beau temps
Sur la forêt perdue,
Les arbres tors,
Étoile faîtière
Sur l’un des grands brûlés
Qui s’éteint
Leise singt die Drossel