14/05/2024, « pomme de reinette et pomme d’api »

Roués des coups du sort, les arbres
La forêt se déboise,
Taille-crayon de cartoon
Le scolyte fait le ménage
Aligne les boîtes de Caran d’Ache
L’éclaircie de la clairière s’élargit,
Trou qui file à toute allure sur un bas et bée,
En pelade,
Mais par le dessous,
Sur les litières de mousses sèches,
Extra-terrestres incongrus
Chardons charnus
Et fleurettes percent,
Rien ne pousse à l’ombre des sapins ?
De Neuf-Brisach à Ottmarsheim, le long du Rhin,
Le chemin conduit
Nombre de gouttelettes de coquelicot
Au-delà du glacis font pattes d’hermine,
Rouge sur fond de fourrure de graminées, bougent,
Le printemps fait vent de tout bois
Deux arbres de mai sont frères touriers,
Colonnes chantournées sur le pas de la nef,
Des anges volètent pétales de pommier
Détachés de la fresque fraîche, pluie de dragées
S’avance la noce
À Gilbert et son fils
Six trompettes thébaines
Aïdéennes
Midi, par les ouïes du clocher,
Boîte aux lettres inversée
Essaime aux quatre points de la rose des vents
L’haleine du carillon
Chevauchée,
Volière des corbeaux
Libres, et de bonnes mœurs.
La faim me ramène
À ma condition
Dyptique
L’assiette,
Le verre
D’eau fraîche
À Christophe

Grenade, et feuille, chi-fou-mi, fruit. De boucher