ce que vos yeux vairons

Oiseau~orage

Les cloisons

Années arides,

La vigne est muette,

Les grappes pendent sur des cintres,

Fermées, les armoires

Sont humide caveau,

Hermétiques,

Une verte vie, qui cavernicole y croît

Est la seule,

Dehors est sec,

Hinein, Schimmel,

Ouvertes, de simples ouïes

Fendant le bois des portes,

Et de l’air,

En natron,

Sa circulation sur le raisin

Qui se concentre,

Le front fripe,

Corps de sucre du fruit,

Qui nourrit,

Le carat d’un grain suffit,

L’influx

Les liaisons

Frère portier,

Son meuble,

De nuage

Poussé par le vent,

Le seuil, l’océan,

Ne le frôle

Le passage des oiseaux,

Dans sa paume,

Rien,

Pièce fraîche de guano

Le soleil la cuit,

Et poudre d’argent

À ses pieds

Sur la fleur des champs

Manne,

Sa reconnaissance à l’épouvantail,

S’épanouit

Moaï

Babelsberg

La disparition

Elle emporte le vase.

En pure perte

Flétri, il se corrompt,

Révèle l’eau en son épure, transparence

Sans l’ombre d’un contour,

La trahison d’un reflet,

Mais ne se répand,

Rien ne la distingue de l’air

On ne la voit plus,

On la sent, comme une pluie

À venir,

Inexprimable nuage,

Amande détachée

Du fruit

Babelsberg

Paysage nu

Oscille, métronome lancé à la vitesse

D’un cheval au galop,

Sagesse

Non roidie,

Fer mou encore, brasillant dans le baquet de la forge,

Crabe vulnérable à la tendre chitine,

Le pire toujours certain te fait redevenir

Petit enfant, les joues vernies de larmes,

Au moment de la perte

Babelsberg

Ses ponces

Douleur~intérieur~nuit, mal anguleux, la pierre

Mais profondeur, la perte de l’ami

En le rien, la gravelle

Pour Jeeves, le matin du deux août, an 2025