06/01/2024, peau de chamois
La princesse qui pâtisse change de pelisse
La princesse qui pâtisse change de pelisse
Sur le presse-agrume, petit Râ une citrine
Fait des pointes ballerine, mode d’expression
Soleil authentique sur le torse de Jeeves ocre
Tranquille météore toujours en perce, pierre gemme
Chatoyant papier célant contenu absent
Merveilleux écrin pour un cheval sauvage,
Le vent
Tu ne vois rien mais tu entends il fait tinter
Toutes les aiguilles du sapin, ton présent
Papier kraft et cordelette plats, un livre ‽
Ne bouge pas, une page écorce s’ouvre bas
De la couleur ficelle à celle de tabac blond,
Le soleil levant sur les ailes du papillon
Silencieux Ankou sa charrette électrique
Emporte le corps séché des sapins, le cycle
Sans un grincement de dent les roues tournent
Les meules, l’arbre, grain qui libère sa farine
Retourne à ses racines, ensemence la terre
Lapis-lazuli est l’azur du muscari
Porté haut par la sève de l’aiguille brunie
Ressortent du vaisselier les vermeils du jour
L’hiver parmi les couverts à poisson sert peu
Lever les filets d’un seul jour de neige qui fond
Sous la pluie, maigre plie au bout de l’hameçon
Les bulbes jetés du lit sortent de terre fêtards
Blêmes les yeux sur le bord des cernes, la tige creuse
Bonbons lancés depuis les chars de Carnaval
D’images d’Épinal en chromos détrempés
Dire que tout doit sécher
Il s’est lacé autour d’une jambe, caducée
Le chat en ruban d’espadrille, cherche à entrer
La maison vogue, Jeeves en est le nautonier
La pluie a froid, l’hermine lui fait manteau de neige,
Nul rehaut si fin soit-il noir ne le carie