17/10/2023, Proxima du Centaure pendentif
Nuage blanc, et pluie fine, vif-argent est Jeeves
À tous les visages du ciel sont les siens
Pour C.
Nuage blanc, et pluie fine, vif-argent est Jeeves
À tous les visages du ciel sont les siens
Pour C.
L’eau, si claire et pure, revendue au marché noir
Cent fois son prix, dit la voix à la radio eau
Le journal dit ce pays a besoin d’une trêve
Martin Luther, ce pays a besoin d’un rêve
L’orientation de la lumière sur la pierre
Ponce l’arête du pavé roule dans la cour
Des petits, poches lestées d’agates jouent aux billes
Sous, image d’Épinal, le voile d’un tilleul

Bricollage
Le buisson aux tessons, haut du mur couronné
D’une rangée de dents de requin de verre plantées
Dans le béton
Mais le pied sûr de la chèvre sur l’acacia
Celui d’un gymnaste sur la poutre de bois
Se pose entre l’aiguille de deux épines
Mais un monde acéré pour le sabot glissant
Sur le vernis laissé par les pluies de l’hiver,
La langue clouée, le bêlement, étonné
Les doigts au rabot sur les vitres sont au Nord
Où siègent des soleils opaques, des eaux à briser,
Des terres frissonnantes tombent les maisons
De pisé un chat s’ébroue couvert de poussière
C’était un doudou, un air de doudouk coupé
En deux en un hejnal, les montres, à l’arrêt
Sa place, chaussure sur mesure dans le magasin
De prêt-à-porter.
Dire à son pied de ne pas faire le compliqué
Vivre est à sa portée, exister est tuant
Palombella rossa, oiseau de feu
Grégeois que ne consument pas les flots, jaillit,
Une flèche empennée de frais sur le propulseur
Pris sur la ramure d’un cerf vibre dans la cible
Avoir du pain sur la planche. La route tracée
Chemine en altitude, le fil d’un funambule
Il n’y a ni gauche ni droite, ni haut, ni bas, rien
Il n’y a ni altitude, ni idée reçue,
Ni gouffre apparent. Parfois un oiseau vole,
À l’endroit, sur le dos, les bras en balancier
C’est tout