06/10/2023, explicite
Le soir Jeeves ouvre la bouche, il ne parle pas
Poésie, mais avale le soleil, lanterne
De papier de riz, la lumière, vernaculaire
À C.
Le soir Jeeves ouvre la bouche, il ne parle pas
Poésie, mais avale le soleil, lanterne
De papier de riz, la lumière, vernaculaire
À C.
Montagne gestante des millions d’années, marbre
Berceau de la neige berçant le renardeau
Blanc sous les versants tièdes, arbres à caroube
À l’instant où la scie, avec son ruban d’eau
S’avancera tu sauras pour tes enfants blonds
Ce qu’il en sera, la neige, poussière de flocon,
Et la sauvagine, en fraise élisabéthaine,
Dentelle de pierre ultime au cou d’un gisant,
Mais si, tombés de ce côté-ci de la scie
Circulaire, celui de la poudre de calcaire,
Hors la crypte, la vie, seront bâton de craie.
Porté à l’oreille, un petit garçon écoute
Fragmentée, la chanson des porcelaines, La mer
Qu’on voit danser, le long des golfes clairs, en scène
Devant le rideau, l’écume et le renard d’eau
Ô larme, au nom de gemme, citrine en herbe amère
Vipère au regard chassieux, langue de crocodile.
Mais cette pierre, si peu dure, qu’elle fond en un clin d’œil
Ocytocine, sur mon cœur, visage de Jeeves
S’imprime
À C.
Ô larme, au nom de gemme, nonpareille, glycérine
Une bille à l’eau de roche sur la joue de Lydie
A cessé de rouler, d’un bond, du chantepleure,
En chambre noire, lampe rouge, dirigée sur l’ambre
Révélatrice, Man Ray fixant, sortis du bain,
Marbre, visage de Vénus, et la pluie, domptée
Des décombres, ne faire table rase, les laisser
Aller jusqu’à la décomposition, substrat
De terre noire, débarrassée des piétinements,
À l’haleine de cave les harangues, au tamis
Très fin, que ne passe l’obèse amertume,
Mais demeure, de riche odeur, bruyère mêlée
De poudre de corne et de sang séché,
N’avoir de cesse d’en nourrir la lande pauvre
Du pardon, et l’oubli, sa pierre de fondation
Temple de pierre de lave, manteau doublé de vair
Sphère, baie d’un seul tenant, limpide est la nuit
À Jeeves
Elle est fruit unique du compotier, la fleur
De nénuphar étoilé, son ciel, cresson frais
Étrange singleton, frère de l’orange bleue
Hiver nu du pommier, et soudain la nuée
Aux places vacantes dont les fruits sont bougies,
Cire or et flamme bleue, les mésanges prennent
Feu, ce lucernaire bruissant nourri de grain,
Et le clair-obscur du plain-chant, la louange
Au pain de tournesol, la nuit, illuminée
Qu’il parle, religieusement cent paires d’yeux l’écoutent.
Rien. Vincent est d’une caste qui rend transparent
Tout ce qu’elle touche, il est verre, grenouille, et homme vert.
Les rares fois où il transparaît, à gros traits
On le lapide, rat, pisse, pauvre frère de Gregor
Samsa. Avec son corbeau, il vole vers le Stryge,
Là-haut, l’air est calme, la vue est belle, pierre, humaine.
Son refuge