17/08/2023, en stolon

Est-elle ce vestiaire
Où les choses se changent,
Passent du dehors
Au dedans,
Pour le grand bain révélateur,
Poésie,
Puis se sèchent,
Le temps de la lecture
Est fini
Un petit poème
Éclot quand quelqu’un le lit
Puis redevient oeuf
L’été
On mange des glaces
L’hiver les chasse
D’un chocolat chaud,
Contre-saison,
En soi l’oasis,
Le magasin aux décors,
Un palmier que le froid brûle
Son pays est de banquise,
Un chèche
Autour du cou
D’une baleine bleue,
Au souffle court,
Au-dessus de sa tête,
Son geyser gelé,
Comme le jet d’eau
Du lac de Genève,
Lorsque décembre
Tombe
À point nommé.
Sur le damier,
Un pied à carreau
Blanc,
L’autre pend
Dans le vide,
Du puits sans fond
Du carré noir,
Une perche,
Pour garder l’équilibre,
En balancier,
Avancer,
Parmi les sargasses
De ses contradictions
Brume de chaleur
Fer à friser du coiffeur
Matin au jardin
Recueil
De cette papillon-impression
Ne la fixe entre les fibres
Du papier,
Elle vibre entre les doigts
Gantés d’une serviette
L’abeille qui entre chez toi,
Que tu invites à sortir,
La fenêtre est là
Elle la-plus-que-précieuse,
Qui donne vie,
Mue la fleur
En fruit,
Ce tremblement,
Cousu d’un aiguillon,
En Origine du Monde
Branches du haut
Pour les oiseaux
Branches du bas
À portée de bras.
Le mirabellier,
En amitié
Avec le parolier,
Le soleil donne
De l’or intelligent,
Gentiment.
Les hommes
Et les corbeaux,
Prennent,
Éden,
Juste
Ce qu’il leur faut,
Autant de chair,
Que de noyau
Vers l’intérieur
De la salle de bains,
Attirées.
Les odeurs synthétiques
Du savon trompe-la-faim.
Les guêpes ceinture serrée
Butinent ses fleurs de plastique
Le mirabellier non loin
Est dans le vrai,
Monde antédiluvien
Les feuilles
Que l’arbre détache apprennent
Le goût de l’automne
Leur vert a viré,
Couleur de mue d’écureuil,
Vison de rêve, vair