29/06/2023, plein le dos
Le bât est léger
Si je ne vois
Que le verre à moitié
Vide,
Pourtant
Le bât est léger
Si je ne vois
Que le verre à moitié
Vide,
Pourtant
Dans l’armoire,
Fermée à double tour,
Couché sur la branche
D’un cintre vide,
Un vêtement nouveau,
Jaune d’or,
La chaleur, attirée
Par l’aimant
De la tige torsadée,
Repose.
La pièce,
Dangereusement
Fraîche,
Ne se doute pas
Qu’un fauve
Jaune,
À la pelisse fendue d’ombres,
Et tendu comme une corde,
Entre deux chemises qui pendent,
Se lâchera en ressort
Pour la prendre à la gorge,
Lorsque tu ouvriras,
Panière sous le bras,
La porte,
Et l’armoire,
Son antre
Midi à seize heures
D’appétit de moineau
En faim. Deux loups. Meute
Dans le placard aux épices,
Les verres à eau
Qui sentent le curry
Le Tabac d’Espagne
Le taon emprisonné
L’été dernier
Reprend sa course,
Vampirise un poignet
De l’année,
Le coucou sort
Sur le balcon
De sa maisonnette,
L’heure est un quatre-quarts,
Forêt Noire,
L’octroi
Ouverture éclair,
Un martinet fend l’azur
Carrare noir
L’orage au ciseau
Fend ses lauzes d’ardoise
Volètent,
Comme en boule de neige du souvenir
Les paillettes
En pluie
Qui jamais ne sèchent,
Fécondent
Un Sacré-Coeur,
Une Tour Eiffel
De leur tourbillon.
Les sols sont durs
L’eau du jour
Sautelle en grappes
Du choeur ébouriffé
Des moineaux poussiéreux,
Seule fontaine