Jour qui dit son nom
Aujourd’hui. Les autres jours
Aussi, Jeeves, toujours
Vitupère
« Que voyez-vous, Carter ? »
La linea qui grommelle, comme un vieux maréchal
Et coup de swifer,
Vis-tu père point d’interrogation
Et esse de serpent qui tombe aspic
La linea et son vermicelle noir, limaille des lettres qui se tordent
Et désordre
L’aimant sous le plateau
Dirige en chef d’orchestre les flots,
Le vent redresse les blés,
La pluie les couche
Tu (quoque) vipère ?
La linea fait son Césarah Bernhardt
Secoue l’écran magique,
Et voilàlalinea
É.r.u.p.t.i.v.e
Qui, agité Brutus
Agite son glaive
Et vitupére accentégu
La bave aux lèvres,
Et râlent
Le père, le fils
Et la linea
Car là,
On sonne,
« Qui va là ? »
On resonne
(Toujours deux fois)
Figés dans le marbre de la scène,
César
Passe,
Et repasse,
Et trépasse,
Brutus trépigne
Tandis que je discute avec le facteur.
Manquant d’inspiration,
Mais polie,
J’accompagne
Celui qui expire,
Au magasin des accessoires,
Je range le glaive dans son carquois,
La linea met son grain de sel
Dont je traduis le blabla
« C’est quoi ce bordel ? »
Mettre fin au débat,
À la courte scénette de quatre piécettes pour pauvre numismate
Car quoi ?
Warum, warum ?
Ich mach’s kurz,
En un mot,
Weil
Je m’enferre (et damnation)
Deux ex machina,
Jeeves,
« Lache ta tablette deux secondes »
« Je vais aux courses, te faut-il quelque chose ? »
(Le tiercé dans le désordre, é.c.r.i.t.e, la fin du truc à trois balles)
« Du sparadrap »
(pour la linea sempervivens qui vitupère…)
Homo sapiens sapiens
N’a hérité
De son grand-père
T-Rex
Que de sa cervelle de moineau
(Sinon, mes enfants, quelle boucherie sur Terre !)
Un bébé
Est
Un extra
Terrestre,
Ou un terrestre
Extra.
Jusqu’au
Premier faux pas
J’ai pensé tout cela de
Toi,
À la dernière heure
De la nuit.
Que tu es calme,
Endormi,
Précaution des boules de cire.
Ta création
Est un vieux nounours
Pelé
Auquel les hommes cruels
Arrache
Les yeux en bouton.
Parmi le feu,
Le vent,
Les eaux sans fond,
La terre qui s’ouvre
Jusqu’à son noyau
De fer,
Le châtiment le pire
Est le silence.
Pour que tu nous voies mieux,
2.0
Occupé
À bricoler
Un autre univers
Dans un coin,
Sûrement,
On s’occupe aussi.
On rebondit
De plus en plus haut
De notre tas de fumier-trampoline
Bing,
Où-es tu ?
Bong,
Le nez dans le ruisseau.
Tout cela je l’ai pensé.
Tu es si vieux,
Tes paupières sont lourdes,
Cinema Paradiso
Coudre une soutane
Dans une petite robe noire,
Se trouver un cagibi,
L’arpenter à grands pas
Furieux,
Prendre sa voix,
Un mur,
La sacristie est minuscule,
Sa harangue de Marseille
Ensoleillée,
Et toi,
Onctueux et doux,
Tu commencerais
À t’adresser à mes oreilles,
Avant mon cœur.
Et là tu sais
Que je prendrai
Peur