ce que vos yeux vairons

De jour en jour

Il fait frais
Plus qu’hier
Le bienfait

Corne de brume

Frère et soeur

Du pareil au même

Deux amis si proches qu’ils n’en font plus qu’un
Conversent
Le caméléon dans la peau du poulpe
Ou est~ce l’inverse ?

Midi pile

Floraison
Devant le huipil où dort
Le caméléon

L’orage s’étiole

La valse

Le vent circule
Chargé d’orage dernier
La fougue au soir d’hier,
Au passage ciselée
Une porte claque
Puis celle qui lui fait face,
Deux lavandières sur le pré
De part et d’autre plient un drap,
La poussière soulevée étend son nuage
Le déplace au gré du remuement
La laine sous le lit pousse ses moutons sur le tapis,
Les plantes vertes en cheveux renouent
Avec leurs sœurs des forêts pluviales,
Mais le pot de terre lourd retient
Leurs emportements,
Les pieds contraints,
Lotus d’or,
Ô l’air,
Qui abaisse la chaleur
Comme de l’ours le montreur,
Le bras griffé

Midi solaire

La petite araignée sur le front du scorpion
Pose dare~dare un linge frais, l’amitié
Huit pattes en flabellum sur celui qui chancelle,
Un tartine de Biafine pour le restaurer

Soleil d’étain

Dans la penderie,
La chaleur a fait tomber
Tous les habits,
À terre, les chats en fourrure
Immobile trapéziste
Se suspend aux cintres,
Et vapeur,
Et gouttelettes
Sur les visons charbon
Qui halètent,
Et elle,
Lourde,
Appuie sur les corps
Navrés,
Doucereuse,
Fait pencher
Tous les fléaux
De la balance,
Les chats,
In petto
Dorment
Entre les bras
Frais du rêve,
Renard
Des neiges,
Virgule,
Ils ne veulent pas
Tourner la poignée,
La tête blottie
Dans le museau.
Revenir
À la fournaise

Maison sans pilotis